Selon un rapport de l’OCDE publié mardi 18 septembre, trop peu de gouvernements des pays de l’OCDE et du G20 pratiquent la tarification du carbone à un niveau suffisant pour satisfaire aux engagements qu'ils ont souscrits au titre de l’Accord de Paris sur le climat.
Ce rapport établit, pays par pays, l’écart existant entre le prix actuel du carbone et les coûts réels pour le climat calculés sur la base de 30 euros la tonne de CO2. 30 euros la tonne, c’est l’hypothèse de départ sur laquelle avait tablé la Commission européenne quand il fut proposé d’instaurer le système d’échange de quotas d’émission (ETS).
Cet écart était de 76,5 % en 2018, contre 83 % en 2012 et 79,5 % en 2015, année où fut conclu l’Accord de Paris. Mais la réduction de cet écart ne suffit pas, il faut accélérer la cadence, faute de quoi il faudra attendre 2095 pour que les prix du carbone correspondent aux coûts réels, selon l’OCDE.
En 2015, l’Australie était à 78,9 %, le Japon à 68,9 %, le Canada à 64,8 %, l’Allemagne à 52,5 %, l’Italie à 46,3 %, le Royaume-Uni à 42,2 %, la France à 40,9 %, la Suisse à 26,6 %.
Selon le rapport, le taux efficace combine taxes spécifiques sur les combustibles fossiles, taxes sur le carbone et prix des quotas de CO2. De nouvelles initiatives comme l'ETS chinois et les efforts du Canada et de la France visant à instaurer un prix du carbone pourraient aider à réduire l'écart de manière significative. (Aminata Niang)