L'administration du Parlement européen va réquisitionner jusqu'à un tiers des interprètes pour garantir le meilleur fonctionnement possible des réunions des commissions parlementaires et des sessions de négociations interinstitutionnelles qui se tiennent cette semaine.
Les représentants des interprètes, qui expliqueront les raisons de leur mouvement social mardi 19 juin en commission de l'emploi et des affaires sociales (EUROPE 12042), contestent les modalités de ces réquisitions.
Notamment, ces réquisitions auraient dû être effectuées en concertation avec les syndicats, estiment les grévistes. Ils critiquent aussi le caractère « discriminatoire » de ces réquisitions qui se focaliseraient sur six langues (anglais, français, allemand, italien, espagnol, polonais) de façon à rendre les arrêts de travail le moins visibles possible.
Or, selon les interprètes, cette décision est discriminatoire vis-à-vis des députés, qui ont le droit, au regard des règles du PE, de s'exprimer dans leur propre langue.
Les grévistes, qui finalement ne devraient pas procéder à des arrêts de travail cette semaine, veulent obtenir des résultats probants d'ici à la pause estivale. (Mathieu Bion)