Le Conseil de l'UE a approuvé à l'unanimité, jeudi 7 juin, la réforme de la loi électorale de l'UE en vue des élections européennes de mai 2019 après que l'Italie, qui s'est dotée d'un gouvernement, a levé sa réserve.
À la demande de l'Allemagne, la proposition législative prévoit l'introduction au niveau européen d'un seuil minimum de voix (entre 2 % et 5 %) pour être élu député au Parlement européen dans les pays à circonscription unique ou disposant de circonscriptions d'au moins 35 sièges.
La réforme permet aussi aux États membres de prendre les mesures qui permettront à leurs ressortissants établis dans des pays tiers de voter aux élections européennes. Une disposition requise par la Hongrie.
Les listes des candidats aux élections européennes devront être connues au plus tard trois semaines avant la tenue des élections. Pour Jo Leinen (S&D, allemand), ce délai est « trop court » pour mener une campagne sérieuse.
Les États membres pourront, s'ils le souhaitent, promouvoir le vote électronique et demander aux partis nationaux qu'ils fassent figurer le logo du parti européen auquel ils sont affiliés sur les bulletins de vote.
À noter que la réforme de la loi électorale ne prévoit pas la création d'une circonscription européenne qui permettrait d'élire des candidats sur des listes transnationales (EUROPE 11968).
Il revient désormais au Parlement de mettre un point final à cette réforme en l'entérinant par consentement. (Mathieu Bion)