Faute d'accord à l'unanimité sur les modalités de financement de la deuxième tranche de 3 milliards d'euros allouée à la Facilité pour les réfugiés en Turquie, les États membres pourraient décider de mobiliser 500 millions d'euros du budget de l'Union pour les dépenses effectuées en 2018.
Jeudi 7 juin, lors de la réunion des ambassadeurs nationaux auprès de l'UE (Coreper), l'Italie n'a de nouveau pas été en mesure de donner son aval ni de dire quand une décision serait prise à Rome. Elle a souhaité un calendrier pour le versement des contributions nationales au financement du Fonds fiduciaire d'urgence de l'UE pour l'Afrique, toujours insuffisamment doté.
Face à cette impasse, le Coreper pourrait entériner mercredi 13 juin un projet de budget rectificatif afin d'octroyer 500 millions d'euros à la Facilité pour les réfugiés afin de payer les salaires des 5 000 enseignants qui permettent de scolariser 300 000 enfants réfugiés en Turquie. Objectif : une décision formelle par le Conseil Écofin du vendredi 22 juin et par le Parlement européen en juillet.
Certains États membres ont quand même des difficultés dans la mesure où cette décision temporaire viendrait préempter une décision sur l'enveloppe de 3 milliards d'euros (2 milliards du budget de l'UE, 1 milliard des États membres à partir de 2019) de la Facilité pour les réfugiés. (Mathieu Bion)