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Bulletin Quotidien Europe N° 12037
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Uem

Bruno Le Maire réitère à Berlin son souhait de mettre sur pied un budget propre à la zone euro

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé, vendredi 8 juin face aux entrepreneurs allemands à Berlin, l’ambition française de doter la zone euro d’un budget propre. Ce, alors que les travaux se poursuivent en vue de soumettre une feuille de route franco-allemande sur l’Union économique et monétaire (UEM) à la fin du mois. 

Les déclarations de M. Le Maire faisaient ainsi écho à l’entretien donné par Angela Merkel, la chancelière allemande, dimanche dernier au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, dans lequel celle-ci a exposé sa vision de l’avenir de l’UEM (EUROPE 12033). Le ministre français a voulu faire preuve de coopération en saluant les propos de Mme Merkel, avant d’indiquer partager « le même diagnostic sur la nécessité de réformer la zone euro pour en faire une véritable Union économique et monétaire ». S’il a reconnu qu’il restait « encore du chemin à parcourir » pour mettre sur pied cette feuille de route franco-allemande pour le sommet de la zone euro des 28 et 29 juin, M. Le Maire reste « convaincu » qu’elle pourra être finalisée à temps. 

À l’instar des propos tenus par la chancelière allemande, le ministre français des Finances a plaidé pour une convergence économique, qui « est au cœur du bon fonctionnement d’une union monétaire ». 

Le parachèvement de cette union monétaire passe tout d’abord, d’après lui, par une finalisation de l’Union bancaire à travers le filet de sécurité (‘common backstop’) du Fonds de résolution unique (SRF), bras financier de l’Union bancaire, et l’avancement des discussions sur le Système européen de garantie des dépôts (EDIS). M. Le Maire n’a néanmoins pas indiqué si ce rôle de backstop devait ou non revenir au Mécanisme européen de stabilité (MES), ce qui devrait être décidé lors de ce sommet de la zone euro (EUROPE 12034). 

Mais, a-t-il prévenu, « tout ce travail ne suffira pas » et l’achèvement de l’UEM devrait, selon lui, passer par la mise sur pied d’un budget pour les 19 États de l’Eurozone. 

Estimant que la responsabilité ne peut pas aller sans la solidarité, M. Le Maire se positionne pour un budget à deux fonctions : le renforcement de la compétitivité des États et de la convergence économique d’un côté, et le soutien aux investissements lorsqu’un État est frappé par un choc économique asymétrique. Ce dernier point s’inscrit dans la lignée de la proposition de la Commission européenne du 31 mai (EUROPE 12031). Cette ambition diffère néanmoins de la proposition de l’institution, qui souhaite que cette fonction de stabilisation fasse partie intégrante du budget de l’Union et soit ouverte aux États membres situés hors de la zone euro. Mme Merkel, elle, n’a pas tranché cette question. 

Souhaitant rassurer la chancelière, le locataire de Bercy s’est montré clair : « la France ne soutiendra jamais une mutualisation des dettes passées ». 

Afin d’être en mesure de présenter effectivement aux chefs d’État et de gouvernement une feuille de route franco-allemande sur l’avenir de l’UEM pour les 28 et 29 juin, M. Le Maire a en outre indiqué que les discussions reprendraient dès samedi 9 juin. (Lucas Tripoteau)

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