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Bulletin Quotidien Europe N° 11983
ACTION EXTÉRIEURE / CrimÉe

Quatre ans après l’annexion illégale par la Russie, l’UE rappelle son soutien à la souveraineté ukrainienne

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a rappelé, vendredi 16 mars, le ferme attachement de l’UE à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le 18 mars marquera le quatrième anniversaire de l’annexion illégale de la République autonome de Crimée et de Sébastopol par la Russie. 

Cette « violation du droit international (…) constitue toujours une menace directe pour la sécurité internationale et a de graves répercussions sur l'ordre juridique international, qui protège l'unité et la souveraineté de tous les États », a estimé Mme Mogherini dans une déclaration au nom des Vingt-huit. Selon elle, la « poursuite de la militarisation de la péninsule » continue d'avoir des répercussions sur la situation en matière de sécurité dans la région de la mer Noire. 

La Haute Représentante a rappelé que l’UE demeurait déterminée à mettre entièrement en œuvre sa politique de non-reconnaissance de l'annexion, demandant une nouvelle fois aux États membres des Nations Unies « d'envisager des mesures de non‑reconnaissance similaires, conformément à la résolution 68/262 de l'Assemblée générale ». 

Au nom des Vingt-huit, Mme Mogherini a exhorté à ce que les normes internationales en matière de droits de l'homme soient pleinement respectées et à que les affaires de violation et d’atteinte de ces droits fassent l’objet d’enquêtes approfondies. « Depuis l'annexion (…), la situation en matière de droits de l'homme s'est encore dégradée en Crimée. Les habitants de la péninsule sont confrontés à des restrictions systématiques des libertés fondamentales, telles que la liberté d'expression, de religion ou de conviction et d'association, ainsi que du droit de réunion pacifique », a affirmé la Haute Représentante, revenant sur le cas des Tatars et appelant à la libération de tous ceux qui ont été détenus et condamnés en violation du droit international. « Les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme et les avocats de la défense devraient être en mesure de travailler en toute indépendance et sans ingérence », a-t-elle ajouté. 

La Haute Représentante a également dénoncé l’imposition de la nationalité russe et l'enrôlement dans les forces armées russes des habitants, en violation du droit international humanitaire ou encore la construction du pont du détroit de Kertch sans le consentement de l'Ukraine et les restrictions qu'il a déjà provoquées sur le plan de la liberté de transit. (Camille-Cerise Gessant)

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