Les ministres de la Pêche de l’UE ont rendez-vous lundi 19 mars, à Bruxelles, pour avoir une première discussion sur le projet de plan pluriannuel pour les stocks démersaux de la Méditerranée occidentale présenté le 8 mars par la Commission européenne (EUROPE 11977).
Lors de la réunion des experts chargés de préparer cet échange de vues, mercredi 14 mars, les trois États membres les plus concernés – France, Italie et Espagne – n’ont émis aucune préoccupation par rapport aux propositions mises sur la table par la Commission, se contentant de saluer l'initiative. Le débat au Conseil devrait donc se limiter à une première prise de contact avec ce dossier.
Les principaux éléments de la proposition sont les suivants : - fixer des objectifs de pêche quantifiables pour les stocks démersaux les plus importants sur le plan commercial dans la zone (merlu, rouget, crevette rose d'eau du large, langoustine, crevette rouge et crevette rouge géante) ; - réduire les activités de pêche au cours de la première année du plan, conformément aux avis scientifiques ; - limiter l'exploitation des chalutiers dans les fonds marins jusqu'à 100 m de profondeur, du 1er mai au 31 juillet de chaque année, afin de réserver la zone côtière à des engins plus sélectifs ; - établir une coopération régionale entre la France, l'Italie et l'Espagne concernant l’obligation de débarquement et des mesures techniques de conservation.
Conditions de travail et aquaculture
Deux autres points divers seront également à l’ordre du jour de la réunion. Premièrement, la Commission européenne informera les ministres de l'état d'avancement de la ratification et de la transposition des instruments internationaux concernant les conditions de travail et la sécurité à bord des navires de pêche. Elle encouragera en particulier les Vingt-huit à procéder rapidement à la ratification des conventions internationales en la matière (Convention sur le travail dans la pêche, Convention STCW-Pêche et Accord du Cap). Deuxièmement, la délégation tchèque, avec le soutien de l’Autriche, de la Hongrie, de l’Allemagne, de la Croatie, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de l’Espagne, présentera une déclaration commune appelant au développement de l’aquaculture en eau douce dans l'UE après 2020. Ces pays souhaitent un soutien politique et financier adéquat pour la période post-2020, ainsi qu'une plus grande flexibilité pour permettre aux États membres de répondre à leurs besoins nationaux et à leurs objectifs à long terme.