Les négociateurs de la Commission européenne et du gouvernement mexicain sont engagés depuis le 12 février dans un 9e cycle de pourparlers au plan technique, sur le volet commercial de la modernisation de l'accord global UE/Mexique, censé s'achever le 22 février, d'après une source mexicaine.
Selon le degré maturité des discussions, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le commissaire à l'Agriculture, Phil Hogan, pourraient se rendre à Mexico la semaine prochaine pour boucler un compromis final avec le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo Villarreal.
L'UE et le Mexique sont engagés dans une course contre la montre pour sceller un compromis avant que ne débute, le 1er mars, la campagne des élections générales mexicaines du 1er juillet.
En matière d'accès au marché, les discussions achoppent sur le volet agricole, très sensible pour l'UE, notamment sur la question des produits laitiers, et sur l'ouverture des marchés publics mexicains.
En matière agricole, l'UE veut obtenir l’ouverture du marché mexicain pour ses produits laitiers, en échange de quoi elle concéderait au Mexique un contingent tarifaire annuel d’importation pour la viande bovine se situant dans une fourchette comprise entre 11 000 à 15 000 tonnes, selon une source.
La protection des indications géographiques de l'UE restait aussi un dossier délicat, notamment la dénomination du fromage Manchego, produit sous cette dénomination en Espagne et au Mexique.
Enfin, les parties doivent s'entendre sur le chapitre relatif à la protection des investissements, incluant un mécanisme de règlement des litiges entre investisseurs et États reposant sur la proposition de l'UE de système de cour pour l'investissement (ICS), qui vise à remplacer les tribunaux d'arbitrage privés du type ISDS. Le Mexique a récemment accepté de travailler sur cette base. (Emmanuel Hagry)