La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a rappelé, vendredi 16 février, le soutien de l’UE au processus de Genève afin de mettre fin au conflit syrien.
« Nous ne voyons pas d'alternatives au processus dirigé par l'ONU. (…) Tous les chemins doivent mener à Genève. Tous les efforts doivent être intégrés dans le processus mené par les Nations Unies. Et c'est l'engagement clair et net que partagent l'Union européenne et les États membres », a-t-elle expliqué à l’issue de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, à Sofia.
Précisant que la discussion de la veille sur la Syrie avait notamment porté sur le soutien supplémentaire que pourrait apporter l’UE au processus de Genève, la Haute Représentante a rappelé le soutien que les Européens apportaient déjà à l’opposition syrienne. « Ce que nous avons obtenu est une opposition syrienne plus unie », a-t-elle expliqué, ajoutant que les Européens aidaient quotidiennement l’opposition syrienne concernant les discussions de Genève. Et si l’UE ne discute pas directement avec le régime, selon Mme Mogherini, « ces derniers jours et semaines », les Européens ont « discuté de manière encore plus intense » avec les acteurs régionaux qui ont une influence sur le régime, « pour faire en sorte qu’il s’engage de manière crédible » afin de « pouvoir commencer à discuter sur le vrai contenu d’un accord politique ». La Haute Représentante a espéré que des avancées soient faites d’ici avril et la deuxième conférence internationale sur la Syrie, qui se tiendra les 24 et 25 avril à Bruxelles.
Si de tels progrès étaient réalisés, la conférence, qui sera « l'occasion de mobiliser à la fois un soutien politique au processus dirigé par l'ONU et une aide humanitaire pour les Syriens » à l'intérieur du pays et dans la région, pourrait aussi porter sur l’aide à la reconstruction du pays. « Mais pour cela, nous devons voir une amélioration sur le terrain, et ce n’est pas ce que nous voyons en ce moment », a-t-elle regretté, alors que la situation semble, au contraire, se dégrader. (Camille-Cerise Gessant)