Le gouvernement hongrois de Viktor Orbán a soumis, mardi 13 février, une nouvelle loi controversée au Parlement visant le fonctionnement des ONG actives dans le domaine de la migration (voir aussi autres articles dans ce bulletin).
Considérée comme étant un moyen de s’attaquer notamment à Georges Soros, cette loi permettrait au ministre de l’Intérieur de bannir des ONG qui sont en faveur de l'immigration et « causent un risque en matière de sécurité nationale ». Le nouveau projet de loi pénalisant les ONG qui, selon le gouvernement, « soutiennent l'immigration », prévoit notamment de taxer de 25 % les donations étrangères à ces ONG. Il impose en outre à ces dernières d'obtenir un avis favorable des services de sécurité et une autorisation gouvernementale de mener leurs activités. Les ONG ne respectant pas ces critères seraient sanctionnées, voire dissoutes.
Ce projet de loi « est une attaque préoccupante et injustifiée contre la société civile ». « Nous appelons la Hongrie à retirer ce projet de loi. Par ailleurs, il est plus que temps que les dirigeants de l'Union européenne, qui ont jusqu'à présent fermé les yeux tandis que la Hongrie franchissait ligne rouge après ligne rouge, se décident enfin à agir concrètement pour mettre un terme à cette attaque contre la société civile », a réagi Gauri van Gulik, directrice régionale d'Amnesty International pour l'Europe, citée dans un communiqué.
La Commission a récemment saisi la Cour de justice contre la Hongrie, sur ses lois sur les ONG étrangères et les universités étrangères. (Solenn Paulic)