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Bulletin Quotidien Europe N° 11950
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

M. Hogan tire la « sonnette d’alarme » concernant le marché laitier

La croissance de la production laitière de l’UE depuis janvier 2017 « n’est tout simplement pas soutenable dans le marché actuel », a averti le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, lundi 29 janvier devant les ministres de l’Agriculture de l’UE réunis à Bruxelles pour discuter entre autres du problème des stocks de poudre de lait.

La production, tirée par des prix élevés, est en forte augmentation dans des pays comme l’Irlande (+9,1 % entre janvier et septembre), la Pologne (+4,7 %), le Royaume-Uni (+3,9 %) et l’Italie (+3,5 %) et, de façon plus récente et « plus inquiétante », chez les plus gros producteurs que sont la France et l’Allemagne, a déclaré le commissaire qui a voulu tirer la « sonnette d’alarme ».

Une augmentation de près de 6 % de la collecte de lait de l'UE a été enregistrée sur le seul mois de novembre 2017, une situation qui devrait conduire à une croissance globale de 1,6 % pour l'ensemble de l'année 2017. Soit une augmentation d'environ 2,4 millions de tonnes sur l’année.

« Il y a un risque de surproduction alors que nous avons toujours 380 000 tonnes de stocks de poudre de lait écrémé sur les bras », a prévenu le commissaire (EUROPE 11949). Selon lui, il « n’est pas bon de continuer à produire pour un marché qui n’existe pas et d’attendre ensuite avec confiance que le contribuable, à travers la Commission dans ce cas, en supporte la charge ». « Les opérateurs doivent prendre leurs responsabilités en répondant aux signaux du marché qui sont très clairs », a insisté Phil Hogan auprès des ministres des Vingt-huit.

Sucre et porc : pas de mesures nécessaires à ce stade

Le commissaire, sollicité par la délégation polonaise, a également fait le point sur la situation dans le secteur du sucre, dont les prix ont diminué en raison de l'augmentation de la production et de la baisse des prix sur les marchés internationaux. Le prix moyen mensuel du sucre dans l'UE a atteint 410 € par tonne en novembre 2017, soit 80 € de moins qu'en septembre au moment de l’abandon des quotas de production dans l’UE.

Mais, pour la Commission européenne, cette évolution est conforme aux prévisions. « Je suis persuadé que le secteur s'adapte à la fin des quotas de production. L'industrie sucrière qui s'est concentrée et a accru sa compétitivité ces dernières années, sera en mesure de faire face à la situation actuelle du marché. À mon avis, aucune mesure n'est nécessaire à ce stade. Néanmoins, mes services continuent de suivre de près le marché du sucre », a indiqué Phil Hogan.

Un même constat a été fait concernant le marché du porc. 2017 a été une année relativement bonne, en particulier au cours du premier semestre, où les prix moyens du porc dans l'UE ont été nettement supérieurs à la moyenne.

Les prix baissent désormais, « mais cela devrait contribuer à la compétitivité des exportations de l'UE par rapport aux autres principaux exportateurs » (États-Unis, Canada, Brésil) en 2018, a estimé le commissaire européen qui promet de suivre l’évolution du marché dans les prochains mois et notamment l’impact de l’épidémie de peste porcine africaine qui s’étend à l’Est de l’UE.

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