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Bulletin Quotidien Europe N° 11950
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INSTITUTIONNEL / Brexit

Agence européenne des médicaments, l'Italie envisage de s'opposer au choix d'Amsterdam

Les autorités italiennes pourraient remettre en question le transfert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) depuis Londres vers Amsterdam. C'est en effet la rumeur qui circulait mardi 30 janvier sur Twitter. Toutefois, malgré nos multiples appels, personne n'a été en mesure de nous confirmer cette information. 

Pour rappel, les États membres ont attribué, le 20 novembre, le siège de l'Agence des médicaments à Amsterdam. Le vote, relativement serré, s'est déroulé à bulletin secret au terme de 3 tours de scrutin : le premier a retenu Milan, Copenhague et Amsterdam, le second, Milan et Amsterdam, et le troisième et dernier, Amsterdam. Le 29 janvier, les Pays-Bas ont toutefois annoncé que le bâtiment sur mesure (Zuidas) de leur offre ne serait pas prêt à temps et que l'Agence devrait temporairement s'installer, à partir de janvier 2019, dans un bâtiment transitoire à 3 kilomètres d'Amsterdam (EUROPE 11949). 

Le maire de Milan, Beppe Sala, aurait réagi sur la radio italienne le lendemain en indiquant sa volonté de faire appel de cette décision, et ce, alors que des élections générales doivent se tenir le 4 mars 2018 en Italie. Cette information ne nous a toutefois pas été confirmée par les autorités italiennes ni par la Représentation permanente de l'Italie auprès de l'UE. Les raisons n'en sont pas moins obscures. « L'Italie avait approuvé les règles de procédures. Les étapes étaient très claires », nous confie une source proche du dossier, surprise par lesdites rumeurs. Et une autre source d'ajouter que la procédure ne prévoyait pas de second vote. 

La Commission européenne, de son côté, a défendu l'évaluation des 19 offres qu'elle a transmise aux États membres. « Nous avons fait ce que nous devions faire, rien de plus. Nous avons procédé à une évaluation scientifique objective des offres et la décision n'a pas été prise par nous, mais par les États membres », a indiqué Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission.

Le Parlement européen, lui, ne devrait pas non plus contester cette décision. Le projet de rapport (qui sera mis aux voix en commission le 19 février et en plénière le 12 mars) préparé par l'italien Giovanni La Via (PPE) se contente en effet de déplorer le manque d'implication du Parlement dans la procédure. Certains amendements pourraient toutefois soutenir la 'plainte' italienne ; la date limite de dépôt de ces amendements étant fixée au 31 janvier. (Sophie Petitjean)

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