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Bulletin Quotidien Europe N° 11939
POLITIQUES SECTORIELLES / SÛretÉ alimentaire

Scandale Lactalis, la Commission compte présenter cette semaine une évaluation paneuropéenne de la situation

Le scandale Lactalis du lait pour bébé contaminé à la salmonelle, qui défraie la chronique, menace de devenir un nouveau scandale alimentaire d’ampleur aux implications graves pour la santé des consommateurs, ce que la Commission européenne veut à tout prix éviter. L’institution se veut toutefois rassurante. Elle a indiqué, lundi 15 janvier, que les produits incriminés avaient été rappelés, mais qu'elle continuait à suivre la situation de près et s’apprêtait à publier un rapport pour faire le point de la situation dans l’UE.

« Ce cas étant traité comme une éclosion de maladie d’origine alimentaire dans plusieurs pays, la Commission suit la situation de près, par l’intermédiaire du RASFF (système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux), pour s’assurer que les mesures de gestion des risques qui s’imposent soient prises et les investigations adéquates menées. En collaboration avec la Commission, le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) préparent une évaluation européenne conjointe de la situation, qui devrait être disponible cette semaine », a déclaré à EUROPE une porte-parole de la Commission.

La législation de l’UE interdit spécifiquement la mise sur le marché de préparations pour nourrissons contaminées à la salmonelle et destinées aux enfants de moins de six mois (règlement de la Commission n° 2073/2005 sur les critères microbiologiques relatifs aux denrées alimentaires). 

« Nous savons que les autorités françaises ont suspendu la vente et organisé une mesure de retrait mondiale de plusieurs produits alimentaires destinés aux nourrissons de crainte qu’ils ne soient contaminés à la salmonelle », a déclaré cette porte-parole. Rappelant que les mesures à prendre contre les entreprises qui ne respectent pas la mesure de rappel sont du ressort des autorités nationales, elle a ajouté : « la Commission suit néanmoins les développements ».

Les autorités françaises ont adressé une notification au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) le 4 décembre 2017, soit deux jours après l’identification du problème, une fois confirmé que certains des produits concernés avaient été exportés vers les pays tiers. Lesdits pays tiers ont reçu une notification automatique du RASFF via INFOSAN. Selon la Commission, « les notifications de RASFF et INFOSAN ont permis un rappel rapide des produits concernés au sein de l’UE et des pays tiers ».

Les produits Lactalis incriminés ont été distribués dans 12 États membres (Belgique, Bulgarie, France, Grèce, Chypre, République tchèque, Irlande, Pays-Bas, Roumanie, Slovénie, Espagne, Royaume-Uni) et 53 pays tiers (Afghanistan, Algérie, Andorre, Angola, Bahreïn, Bangladesh, Bénin, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Tchad, Chine, RDC, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Géorgie, Guinée équatoriale, Guinée, Haïti, Hong Kong, Iraq, Kosovo, Koweït, ARYM, Liban, Madagascar, Mali, Mauritanie, Monaco, Maroc, Niger, Pakistan, Paraguay, Pérou, Qatar, Saint-Martin, Arabie Saoudite, Sénégal, Serbie, Seychelles, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Syrie, Taïwan, Togo, Turquie, Ukraine, Émirats arabes unis, Vietnam, Yémen et Zambie. (Aminata Niang)

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