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Bulletin Quotidien Europe N° 11939
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ACTION EXTÉRIEURE / Iran

L’UE prudente face à l’ultimatum américain sur l’accord sur le nucléaire iranien

L'UE prend acte de la déclaration du président des États-Unis, Donald Trump, concernant l'accord nucléaire iranien (JCPOA), a annoncé, vendredi 12 janvier dans la soirée, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué.

Si M. Trump a accepté, le 12 janvier, de prolonger la suspension des sanctions économiques contre l’Iran dans le cadre de l’accord sur le nucléaire, il a annoncé que, si aucune nouvelle mesure coercitive visant Téhéran n’était adoptée d’ici 120 jours, Washington sortirait de l’accord. Le président des États-Unis a invité « les pays européens clés à se joindre aux États-Unis pour réparer les failles importantes de l’accord, contrer l’agression iranienne et soutenir le peuple iranien ».

La porte-parole du SEAE est restée vague sur les intentions européennes. Elle s’est contentée de préciser que, « dans un premier temps », l’UE se coordonnerait avec les trois pays européens qui ont participé à la négociation – Allemagne, France et Royaume-Uni - et avec les autres États membres de l’UE, « pour évaluer conjointement la déclaration et ses implications ». Sur son blog, la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a qualifié, le 13 janvier, de « positif » le fait que M. Trump ait « confirmé que les États-Unis respecteront leurs engagements en prolongeant la dérogation relative aux sanctions nucléaires prévues par l'accord ». Elle n’a cependant pas réagi concernant les demandes américaines.

« Nous restons attachés à la poursuite de la mise en œuvre intégrale et efficace du Plan d'action global commun », a-t-elle ajouté.

Lundi 15 janvier, devant la presse, la porte-parole Catherine Ray a refusé de donner davantage de détails. Jeudi 11 janvier, la Haute Représentante et les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique et français avaient rappelé leur attachement à l’accord (EUROPE 11937). À plusieurs reprises, Mme Mogherini a précisé que l’accord n’était pas renégociable (EUROPE 11900).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, tout en estimant qu’il était « difficile de dire » quelle sera la position des Européens, a expliqué, le 15 janvier, qu’il croyait que ces derniers commençaient à chercher des compromis, « ce qui serait une pente glissante dans une direction très dangereuse ».

De son côté, l'Iran a rejeté toute modification de l'accord.

La situation en Iran devrait figurer à l'ordre du jour du Conseil 'Affaires étrangères' du 22 janvier. (Camille-Cerise Gessant)

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