Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis Quecedo, a estimé, lundi 17 juillet, que « l'heure n'(était) pas aux sanctions » à l'encontre du régime Maduro, alors qu'une sortie de crise politique au Venezuela paraît toujours plus éloignée.
Néanmoins, le ministre aurait indiqué, lors du Conseil 'Affaires étrangères', qu'il ne fallait pas écarter l'hypothèse d'adopter des sanctions sélectives, si le régime Maduro allait de l'avant, fin juillet, dans la mise sur pied d'une Assemblée constituante, selon le quotidien El Mundo.
La veille, 95% des 7,1 millions de Vénézuéliens s'étaient prononcés contre ce processus d'Assemblée constituante dans lequel l'opposition politique, majoritaire au sein de l'Assemblée nationale, voit un moyen de la contourner pour rester au pouvoir.
Plaidant pour une sortie de crise « démocratique et pacifique », le ministre espagnol a soutenu l'action du parlement vénézuélien, considérant que le processus d'Assemblée constituante n'avait pas d'avenir. Et de privilégier une action diplomatique au niveau régional pour relancer le dialogue politique entre les parties.
Le même jour, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a estimé, sur Twitter, que « l'expression pacifique de plus de 7 millions de personnes au Venezuela (avait) envoyé un message clair contre l'Assemblée constituante ». (Mathieu Bion)