La Commission européenne s’est félicitée lundi 17 juillet, du démantèlement par Europol d’un vaste trafic de viande de cheval impropre à la consommation humaine qui avait son centre en Espagne, sa tête pensante en Belgique et des ramifications à travers l'Europe.
Elle estime que ce coup de filet est le fruit d’une bonne coopération européenne et des mesures adoptées en 2015 après le scandale analogue de 2013, mais que la vigilance reste de mise.
« La Commission européenne félicite la justice espagnole, EUROPOL et les points de contact du système antifraude alimentaire de l’UE en Espagne, en France, en Italie, en Belgique au Royaume-Uni, en Roumanie, en Suisse et aux Pays-Bas pour leur action coordonnée qui a mis un terme au trafic de passeports de chevaux », a déclaré à EUROPE la porte-parole de la Commission, Anca Padurabu.
Pas de risque grave notifié au système d'alerte rapide. « À ce jour, les autorités espagnoles n’ont rapporté aucun risque sérieux pour la santé publique dans le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) », a-t-elle indiqué.
En 2015, l’introduction de données de sécurité sur le passeport des chevaux et l’établissement d’une base de données centrale pour les équidés en vue d’une meilleure traçabilité a permis à l’UE de renforcer sa lutte contre les fraudes alimentaires.
De l’avis de la Commission, le démantèlement de la bande de trafiquants « rappelle que la lutte contre la fraude alimentaire demeure une priorité de l’Union européenne. » En témoigne le fait que « Le réseau a échangé des informations sur plus de 300 cas de suspicions de fraude depuis 2015 avec des résultats très concrets », précise la porte-parole. (Aminata Niang)