Lors d’une conférence organisée vendredi 7 juillet à Bruxelles sur la politique agricole commune (PAC) post-2020, le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, a déclaré qu’en raison de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, « il va falloir faire des choix budgétaires difficiles ».
La consultation publique qui a eu lieu et cette conférence aideront la Commission à préparer sa communication sur l’avenir de la PAC, qui devrait être publiée d’ici à la fin de l’année.
Parmi les défis à relever, M. Hogan a parlé des conséquences, sur le budget européen et sur les accords commerciaux, de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. « Les conséquences financières du Brexit doivent être prises en compte et il faudra faire des choix budgétaires difficiles », a souligné le commissaire, en référence au document de réflexion de la semaine dernière sur l’avenir du budget de l’UE (EUROPE 11823). « Certains scénarios qui y figurent sont préoccupants, mais c’est un document de réflexion qui inclut toutes les options possibles, dont la réforme de la PAC », a commenté le commissaire. Il a rappelé qu’il s’agissait uniquement à ce stade d’un document de réflexion (les propositions formelles sur le prochain cadre financier sont attendues en mai ou en juin 2018) et que « ce sont les États membres et le Parlement européen qui décident du budget de l’UE ».
Le commissaire a cité d’autres défis, dont : les engagements pris en matière de climat, le renouvellement des générations, la simplification des règles et la performance.
Du mieux sur les marchés. Les marchés agricoles, fortement touchés de 2014 à 2016, semblent récupérer, « mais des millions d’agriculteurs ont bien du mal à se remettre de cette épreuve », a relevé le commissaire. Il a plaidé en faveur de « davantage d’instruments pour améliorer la résistance du marché ».
M. Hogan a insisté aussi sur le besoin d’améliorer « la durabilité de la production alimentaire en Europe » et de voir quelles sont les contributions fournies par l’agriculteur pour l’environnement rural et la société en général. Il faut relever aussi le défi du renouvellement générationnel dans certains États membres. Le nombre de jeunes agriculteurs est passé dans l'UE de 3,3 millions en 2005 à 2,2 millions en 2013 (EUROPE 11819). (Lionel Changeur)