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Bulletin Quotidien Europe N° 11825
SOMMET DU G20 / Commerce

La difficulté à élaborer un communiqué commun reflète les motifs de tension entre les parties

La première journée de discussions entre les dirigeants des vingt plus riches économies s’est terminée, vendredi 7 juillet, sans accord sur le ton du communiqué commun, en particulier pour ce qui concerne le volet commercial, les États-Unis conditionnant leur feu vert à un texte fort sur les surcapacités dans le secteur de l’acier.

Les sherpas des dirigeants allaient donc entamer une nouvelle soirée de négociations, après avoir discuté jusqu’aux petites heures dans la nuit de jeudi à vendredi.

La veille, les mêmes problèmes étaient survenus, les Chinois s’opposant à un message fort sur l’acier et les Américains liant ce dossier à la discussion sur le commerce. S’accorder sur un texte en ce qui concerne le commerce mondial s’avère « très difficile », a d’ailleurs dit la chancelière allemande, Angela Merkel, à la fin de la 1ère journée de travaux.

Le président russe, Vladimir Poutine, de son côté, a dénoncé des restrictions commerciales et financières « illégales et politiquement biaisées ». « Nous sommes contre le protectionnisme économique qui gagne en vigueur dans le monde », a-t-il dit lors d’une réunion avec les pays du BRICS (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud).

L’UE a par ailleurs répété sa détermination à riposter, si les États-Unis finissaient par adopter des mesures discriminatoires envers les importations d’acier, afin de protéger leur secteur. « Je ne veux pas vous dire en détail ce que nous ferions, mais je peux vous dire qu’il faudra des jours, et non pas deux mois, pour réagir avec des contre-mesures », a expliqué vendredi matin le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Aucun détail n’avait par ailleurs filtré de la réunion bilatérale qui se tenait entre M. Poutine et le président américain, Donald Trump. La veille, Donald Trump avait critiqué la Russie pour son rôle dans la crise syrienne.

À son arrivée à Hambourg, le président américain s’était par ailleurs entretenu avec les représentants du Japon et de la Corée du Sud. Les trois délégations se seraient mises d’accord pour maintenir la pression sur la Chine afin qu’elle use de son influence face aux provocations de la Corée du Nord, qui en début de semaine, a procédé à un tir de missile balistique intercontinental. Le président Trump a menacé Pyongyang d’une riposte « sévère », jeudi. M. Poutine a quant à lui estimé qu’il fallait « garder son sang-froid » sur ce dossier. (Élodie Lamer)

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