Le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a invité la France à réaliser de nouvelles économies pour respecter son engagement de réduire le déficit public sous la barre des 3% du PIB en 2017, vendredi 30 juin en réaction au rapport de la Cour des comptes française mettant en lumière le dérapage des finances publiques (EUROPE 11819).
Le commissaire est d’abord revenu sur le dialogue que ses services avaient eu avec le précédent gouvernement français. Bien que le rapport de la Cour des comptes française mette en doute la « sincérité » de la trajectoire financière des autorités françaises, M. Moscovici a estimé que ce n’était pas son sentiment sur les ondes de Radio France. Il a néanmoins tenu à rappeler que la Commission n’avait pas trouvé réaliste - ni en novembre 2016 (EUROPE 11664), ni en mai 2017 (EUROPE 11786) - les prévisions budgétaires élaborées par l’État français pour 2017.
S’abstenant de fournir des recommandations précises quant à la manière de parvenir à un déficit inférieur à 3% du PIB, le commissaire a affirmé que cela devrait passer « par le biais d’économies ». Il a trouvé pertinente l’idée du Premier ministre français, Édouard Philippe, de ne pas procéder à une augmentation d’impôts. M. Moscovici a aussi appelé les autorités françaises à jouer sur « la qualité de la dépense publique ». « Il faut prioriser les dépenses publiques et privilégier l’investissement », a-t-il affirmé. (Lucas Tripoteau)