login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11806
Sommaire Publication complète Par article 10 / 28
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

L'UE n'attend plus que Londres pour commencer à négocier

Michel Barnier, le négociateur de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE, et son équipe ont accueilli lundi 12 juin le conseiller principal du Premier ministre britannique, Mme Theresa May, pour le Brexit, Oliver Robbins, et l'ambassadeur britannique auprès de l'UE, Tim Barrow, a indiqué la Commission européenne.

Cette rencontre, organisée 4 jours après des élections difficiles pour le chef du gouvernement britannique (EUROPE 11805), devait être essentiellement technique et porter aussi sur le calendrier de négociations. L’UE compte toujours démarrer les négociations le plus vite possible, Michel Barnier ayant régulièrement évoqué la date du 19 juin, et la partie européenne devait prendre la température du côté britannique.

Si le ministre chargé du Brexit, David Davis, a réitéré le souhait de Londres de commencer à cette date, aucune notification formelle n’a été envoyée à la Commission, a dit une source, qui attend donc la confirmation officielle du gouvernement britannique. Selon les services de Michel Barnier, aucune date de début des négociations n'a été donnée lundi.

Lundi, lors de cette rencontre, les membres de l’équipe Barnier devaient aussi remettre aux émissaires britanniques les derniers documents de négociation publiés le même jour par la Commission, notamment ceux sur les droits des citoyens et sur les paramètres financiers du départ. Un troisième document sur la question de l’Irlande du Nord est en préparation, mais la Commission n’a pas encore avancé de date de publication.

Dans ces deux documents, la Commission rappelle la position de l’UE qui n’a pas changé, même après les élections, a encore dit cette source, à savoir le champ de personnes à inclure dans un futur accord et le champ de droits à faire respecter. Sur le plan financier, elle explique la méthodologie de calcul de la somme qui sera demandée à Londres au moment de son départ, au printemps 2019. Ces deux textes confirment les projets de documents que la Commission avait déjà publiés le 29 mai.

En revanche, la Commission s’est refusée à se prononcer sur les nouvelles hypothèses de travail après que plusieurs médias, notamment Bloomberg, ont rapporté, dimanche 11 juin, que Londres pourrait vouloir un Brexit plus souple et, même, chercher à conserver l'accès au marché unique ou l'appartenance à l’union douanière.

La Commission a assuré, lundi, que la position des Vingt-sept n’avait pas changé et continuait de s’inscrire dans la situation pré-élections, à savoir dans le contexte d’une future relation qui serait basée sur un accord de libre-échange.

Selon Bloomberg, Theresa May, s’est en tout cas entretenue avec la chancelière allemande, Angela Merkel, samedi 10 juin et lui a garanti que les négociations commenceraient « dans les deux semaines » et qu’elles se concentreraient sur un accord mutuel sur les citoyens européens au Royaume-Uni et les citoyens britanniques résidant dans l’UE.

Lundi midi, un porte-parole de la Commission, Alexander Winterstein, s’est dit assez confiant que ces pourparlers pourraient bientôt débuter, peut-être même « dès cette semaine ».

Voir les deux positions de négociation de la Commission: http://bit.ly/2raSuVv   (Solenn Paulic)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE