Le Parlement européen s’est dit, jeudi 18 mai, « fermement convaincu » que l’Union européenne devait s’engager « plus activement » dans la résolution de la crise en Syrie.
L’UE doit « s’appuyer sur l’importante contribution financière qu’elle prévoit d’apporter à l’issue du conflit pour occuper une place de premier plan dans les négociations menées dans le cadre de l’ONU et pour garantir une transition politique en élaborant une ligne d’action spécifique visant à rapprocher les parties », estiment les députés dans une résolution conjointe sur la 'Stratégie de l’Union européenne à l’égard de la Syrie' des groupes S&D, CRE, ADLE, Verts/ALE et PPE qu’ils ont adoptée. Selon eux, l’UE doit aussi redoubler d’efforts dans les domaines où son action peut avoir une valeur ajoutée.
En attendant une plus grande implication européenne, le Parlement salue la stratégie de l’Union à l’égard de la Syrie (EUROPE 11745), tout en estimant que celle-ci aurait dû aussi porter sur les aspects concernant la lutte contre l’État islamique et d’autres organisations terroristes recensées par l’ONU et qu’il aurait fallu déterminer les moyens de contribuer à la préservation du caractère multi-ethnique, multireligieux et multiconfessionnel de la société syrienne.
Le Parlement presse aussi la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité d'« entamer l’élaboration d’un plan concret au regard de la participation de l'UE à la reconstruction de la Syrie et de s’engager dans un effort commun et participatif avec les grandes organisations internationales et financières ainsi que les acteurs régionaux et locaux ».
Les députés profitent aussi de cette résolution pour rappeler leur position sur le règlement du conflit syrien et leur condamnation des atrocités et des violations des droits de l’homme et du droit humanitaire, notamment de la « frappe aérienne horrible à l’arme chimique sur la ville de Khan Cheikhoun (…) le 4 avril 2017 ». (Camille-Cerise Gessant)