La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) ont estimé, jeudi 18 mai, que des progrès avaient été faits dans les relations entre l’UE et les pays de son voisinage en 2016.
« 2016 a vu des progrès sur la réactivation des relations avec les pays voisins à travers de nouvelles formes de partenariats faits sur mesure », souligne ainsi le rapport sur la mise en œuvre de la révision de la politique européenne de voisinage, qui précise que la politique de voisinage a mis un accent plus important sur la stabilisation, la résilience et la sécurité. Ce rapport conjoint de la Commission européenne et du SEAE, publié le 18 mai, revient ainsi sur l’évolution de cette politique depuis sa révision en novembre 2015.
Selon le rapport, cette réactivation « inclut un travail sur de nouveaux cadres spécifiques par pays pour la coopération bilatérale sous forme de priorités de partenariat et d’agenda d’association mis à jour ». « L'approche de la co-propriété (UE et pays partenaire) a permis de mieux refléter les besoins individuels et les aspirations des pays partenaires ainsi que les intérêts et les valeurs de l'UE », ajoute le rapport.
Selon le rapport, en 2016, l’UE a activement recherché les avis de ses partenaires sur la voie à suivre et des consultations ont été lancées et conclues avec plusieurs pays du voisinage sur de nouveaux cadres pour des engagements bilatéraux. « L’assistance financière a été utilisée d’une manière plus flexible, pour soutenir les nouvelles priorités », précise-t-on. En 2016, l’assistance sous l’instrument européen de voisinage a atteint, en termes d’engagements, plus de 2,3 milliards d’euros.
Les pays du voisinage sont : le Liban, la Jordanie, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, la Libye, la Syrie, Israël, la Palestine, l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et l’Arménie. (Camille-Cerise Gessant)