L’Espagne a confirmé, le 3 avril, son souhait d’accueillir à Barcelone le siège de l’Agence européenne des médicaments (EMA), une fois que le Royaume-Uni aura définitivement quitté l’Union européenne. Cette candidature porte à une dizaine le nombre de pays intéressés.
L'Agence européenne des médicaments a été créée en 1995 pour s’occuper de l'évaluation scientifique, de la supervision et de la surveillance de la sécurité des médicaments commercialisés dans l'UE. À l’époque, indique le gouvernement catalan par voie de communiqué, Barcelone avait déjà proposé d’accueillir l’agence dans le cadre des Jeux olympiques d’été, mais avait obtenu la seconde place, après Londres.
« Barcelone rencontre les critères de l’EMA en termes de connectivité, de communications, de transports et d’infrastructures. Elle pourrait aussi faire face aux besoins des 890 professionnels qui travaillent actuellement pour l’Agence et qui attendent des informations de Bruxelles concernant leur futur », argumente le gouvernement, qui met en avant son important réseau pharmaceutique. Il voit, naturellement, son intérêt économique : l’EMA reçoit chaque année 40 000 visiteurs et quelque 1 600 entreprises gravitent autour de ses bureaux.
D’après les informations qui circulent, en plus de l’Espagne, le Portugal, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, l'Irlande, la Suède, l'Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Pologne, la France, la Hongrie et la Bulgarie seraient également intéressés, mais aucune liste publique n’existe à ce stade. (Sophie Petitjean)