Le Comité économique et social européen (CESE) estime que la réduction des émissions de CO2 passera nécessairement par la percée des véhicules électriques, dans un rapport d’information sur les changements de paradigme dans le secteur automobile, adopté mercredi 22 février.
N’hésitant pas à citer le groupe allemand Volkswagen, dans la tourmente depuis plus d’un an et demi pour avoir truqué les résultats d’émissions d’oxyde d’azote (NOx) de certains de ses véhicules, les membres du CESE estiment en effet que l’avenir du secteur doit passer par l’électrique. Ils s'inquiètent ainsi du manque d’infrastructures de recharge et expriment leur crainte quant à la faible autonomie des véhicules actuels.
Dans la dernière partie, consacrée aux défis liés à la politique industrielle et à l’environnement, le CESE considère que la décarbonisation du secteur automobile devra être planifiée sur le long terme - sans préciser par qui. Le Comité propose, dans ce cadre, l’introduction de normes ambitieuses en matière d’émissions, mais « sans compromettre la compétitivité du secteur ». Enfin, proposition plus originale, les membres proposent de relier les batteries des véhicules à l’énergie solaire domestique, « afin d’éviter que l’électrification (des véhicules, NDLR) n’augmente la demande en énergie produite à partir de combustibles fossiles ».
Le rapport saura certainement attirer l'attention au Conseil, l’avenir du secteur automobile étant une priorité de la Présidence maltaise du Conseil de l’UE, qui veut accélérer les négociations sur la réforme du système de réception et de surveillance (voir autre nouvelle). (Pascal Hansens)