La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, et le ministre nippon des Affaires étrangères, Fumio Kishida, ont confirmé, lors d'une rencontre à Bonn, vendredi 17 février, l'engagement de l'UE et du Japon en vue d'une conclusion rapide de leurs négociations pour un accord de libre-échange, lancées en 2013.
« Les négociations sont très avancées. D'énormes progrès ont été enregistrés ces derniers mois. Les quelques questions en suspens sont les plus difficiles à résoudre, mais je suis convaincue que nous pourrons rapidement combler l'écart entre nos positions », a assuré Mme Malmström après la réunion.
Mme Malmström et M. Kishida ont eu un échange de vues sur certaines réformes internes que le Japon entreprend et sur leur impact possible sur le calendrier du processus de négociation, ainsi que sur la situation internationale et les perspectives pour le commerce mondial, précise la Commission.
Tous deux sont convenus que les négociations devraient se poursuivre « sans interruption » et ils ont donné instruction à leurs négociateurs en chef d'œuvrer en ce sens. Les parties ont aussi confirmé leur engagement à conclure leurs pourparlers pour un accord de partenariat stratégique.
Après le 17ème round des pourparlers de libre-échange en septembre 2016, les discussions au plan technique se sont poursuivies sans interruption, permettant des progrès substantiels (EUROPE 11694).
Négociateurs européens et nippons doivent encore trouver un terrain d'entente sur le pilier relatif à l'accès au marché, en cherchant le juste équilibre entre les intérêts offensifs de l'UE et les sensibilités du Japon sur le volet agricole et entre les intérêts offensifs du Japon et les sensibilités de l'UE dans le volet industriel, en particulier dans le secteur automobile.
En matière agricole, l'UE veut obtenir un accès accru au marché nippon pour ses exportations de produits laitiers, de viande de bœuf, de viande de porc et de vin.
Concernant l'automobile, l'UE est prête à ouvrir son marché dans le cadre d'un accord prévoyant des solutions adéquates pour les mesures non tarifaires (EUROPE 11692).
En outre, l'UE veut un accès accru aux marchés publics nippons, la protection de ses indications géographiques et l'inclusion d'un chapitre ambitieux sur le développement durable. (Emmanuel Hagry)