Le commissaire européen aux Négociations d’élargissement et à la politique de voisinage, Johannes Hahn, a appelé à un partenariat stratégique avec le Conseil de l’Europe (COE) dont il salue le rôle de « 'boussole morale' » à une époque de grand bouleversement, mardi 24 janvier devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
« La question des migrations sera le grand thème du XXIème siècle », a indiqué M. Hahn. Il a cité l’Organisation des Nations Unies pour qui le phénomène migratoire touchera 250 millions de personnes à l’échelle de la planète à l'avenir. « L’Europe - continent le plus touché à l’heure actuelle - avance dans le cadre d’une politique d’asile commune pour les réfugiés mais elle est encore loin d'une politique migratoire commune », a estimé le commissaire.
Parallèlement, Johannes Hahn a appelé à un partenariat avec le COE dans le cadre de politiques de voisinage basées sur « le renforcement de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit ». Il a ainsi cité « certains pays d’origine en Afrique qu’il faut aider si l’on veut alléger la pression migratoire » et « l’Égypte qui accueille chaque jour 7 000 réfugiés alors que sa situation économique est très fragile ». La Tunisie doit aussi « être incluse dans notre politique de voisinage si nous voulons éviter de voir le pression migratoire s’accentuer », a-t-il souligné.
Interrogé sur la libéralisation prochaine de l'obligation de visas à l’égard de la Géorgie (EUROPE 11688) et de l’Ukraine (EUROPE 11685), M. Hahn a promis aux parlementaires de ces pays que cela serait fait d'ici deux à trois mois. Quant à l’accord d’association UE/Ukraine dont la ratification avait été bloquée par le référendum néerlandais (EUROPE 11690), il a espéré « une solution définitive après les législatives de mars (aux Pays-Bas) qui entraîneront un nouveau vote à la Chambre basse et au Sénat ». (Véronique Leblanc)