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Bulletin Quotidien Europe N° 11710
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POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ animale

Feu vert à la création de la plateforme pour le bien-être des animaux 

La Commission européenne a confirmé, mardi 24 janvier, la création d'un groupe d'experts de l’UE sur le bien-être des animaux d'élevage (EUROPE 11668).

Cette annonce formalise la promesse d’instituer une plateforme pour le bien-être des animaux, demandée par plusieurs ministres européens de l’Agriculture de l’UE au commissaire à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

Dans les semaines à venir, la Commission publiera l'appel à candidatures pour la sélection des membres de la plateforme qui réunira un maximum de 75 participants. La première réunion de la plateforme se tiendra pendant la Présidence maltaise du Conseil, vers la mi-mai.

« L'objectif de la plateforme sera d'encourager le dialogue entre les différentes parties prenantes sur les questions de bien-être animal. Cette instance devrait focaliser ses travaux sur les moyens de garantir une meilleure application de la législation de l'UE sur le bien-être des animaux, sur la promotion de normes très élevées en matière de bien-être animal et sur l'utilisation de la plateforme comme facilitateur pour le développement d'engagements volontaires de la part des entreprises », a commenté M. Andriukaitis.

L’objectif n’est pas de prévoir de nouvelles législations en matière de bien-être animal, même si certains pays de l’UE le réclament. Les pays scandinaves ont demandé des discussions, dans cette plateforme, sur la castration des porcelets, la découpe des becs des volailles, l'ablation de la queue des porcins et le transport des animaux sur de longues distances. D'autres pays ont soulevé la question sensible des temps de transport des animaux, dont l'Irlande ou l'Allemagne (EUROPE 11552).

La plateforme sur le bien-être animal regroupera tous les acteurs concernés en matière de bien-être animal : les organisations professionnelles, les organisations de la société civile, les experts indépendants des instituts universitaires et de recherche, les États membres de l'UE et de l'Espace économique européen, les autorités européennes en matière de sûreté alimentaire et les organisations internationales intergouvernementales, comme l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

La Commission avait tenu un premier dialogue sur le bien-être animal, les 23 et 24 février 2016, avec toutes les principales parties prenantes et les États membres. Un large consensus s'était dégagé sur le fait qu'un dialogue renforcé en la matière apporterait une 'valeur ajoutée' au niveau de l'UE, a fait valoir la Commission. (Lionel Changeur)

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