La Banque européenne d'investissement (BEI) s'est prononcée pour l'extension du plan 'Juncker' d'investissement jusqu'à 2020, vendredi 23 septembre à La Valette, lors de la réunion annuelle de son conseil d'administration.
Cette annonce fait écho à la proposition de la Commission européenne de doubler la capacité et la durée du plan créé en 2015 pour attirer 315 milliards d'euros d'investissement additionnels d'ici à 2018, présentée lors du discours sur l'état de l'Union du président de la Commission (EUROPE 11624).
Le Fonds européen d'investissements stratégiques (FEIS), le bras financier du plan 'Juncker', fournit une garantie publique de 21 milliards d'euros (16 milliards issus du budget de l'UE et 5 milliards du groupe BEI). La Commission propose d'augmenter la garantie publique du FEIS de 21 à 33,5 milliards d'euros, convaincue que cette augmentation permettrait de lever 500 milliards de nouveaux investissements grâce à l'effet de levier (de 1 à 15) lié à la garantie publique.
Vendredi, la BEI a jugé faisable une augmentation de 2,5 milliards d'euros de son apport en tant que garantie au plan 'Juncker'. Pour le budget communautaire, une enveloppe de 1,1 milliard d'euros serait nécessaire. Pour la garantie issue du budget communautaire, la Commission opère un recalibrage de certains instruments existants, en combinaison avec une utilisation des marges non allouées du budget de l’Union. En outre, les profits tirés des projets seront reversés au fonds de garantie. Seront aussi utilisés 150 millions d'euros à partir des marges du budget et 500 millions d'euros du budget des instruments de dette du Mécanisme d'interconnexion pour l'Europe (345 millions du MIE 'Énergie' et 155 millions du MIE 'Transports'). Le programme de recherche Horizon 2020 ne devrait pas être mis davantage à contribution.
À Malte, la BEI a également approuvé 47 nouveaux projets pour une valeur de 7 milliards d'euros, parmi lesquels 18 nouveaux projets d'une valeur de 2,8 milliards.
L'extension du plan 'Juncker' d'investissement sera traitée avec priorité par le législateur européen, le Conseil européen de décembre étant appelé à se pencher sur ce dossier. (Mathieu Bion)