L’accélération des procédures nationales de ratification de l’Accord de Paris se confirme dans l’UE. Le Parlement allemand a ratifié, jeudi 22 septembre, ce premier accord universel sur la lutte contre le changement climatique, dont l’entrée en vigueur, cette année, est désormais à portée de main.
La veille, alors que 31 pays ratifiaient l’accord lors d’une cérémonie spéciale à New York, c’est le Parlement slovaque qui avait fait de même, à la grande satisfaction de László Sólymos, président en exercice du Conseil Environnement, qui coordonne la recherche d’une solution pour permettre à l’UE de déposer son instrument de ratification à l'ONU le 7 octobre prochain, sans attendre que les Vingt-Huit aient tous bouclé leur procédure nationale (EUROPE 11629).
« Je suis heureux que le Parlement ait approuvé la ratification de l’accord et j’espère que la Slovaquie sera un bon exemple pour les autres pays de l’Union européenne », avait-il déclaré, à l’heure où le Président slovaque devait encore signer pour clore la procédure. Et d’ajouter : « En tant que pays assurant la présidence du Conseil de l’UE, nous devons nous concentrer sur la ratification rapide au niveau européen, c’est notre première priorité ».
Pour preuve : la réunion extraordinaire du Conseil Environnement qu’il a convoquée le 30 septembre à Bruxelles sera exclusivement dédiée au climat, avec à son ordre du jour la ratification de l’Accord de Paris par l’UE et les préparatifs de la COP 22 (Marrakech, 7-18 novembre). L’UE entend bien avoir droit au chapitre et participer aux processus de décision concernant la mise en œuvre de l’accord, sans toutefois mettre de côté les États membres qui n’auront pu déposer leur instrument de ratification à temps à l’ONU.
L'Accord de Paris entrera en vigueur 30 jours après que 55 parties représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre auront déposé leur instrument de ratification. On en est à 60 pays (dont l'Autriche, la France et la Hongrie) représentant 47,6% des émissions mondiales. (Aminata Niang)