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Bulletin Quotidien Europe N° 11591
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) rÉgions

Les collectivités territoriales s'inquiètent du recul de l'investissement public

Bratislava, 11/07/2016 (Agence Europe) - Le Comité des régions (CdR) adresse un message fort aux institutions européennes et aux États membres pour lutter contre l'assèchement des investissements publics et demander l'assouplissement de la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance.

Ces demandes figurent parmi les principaux points inscrits dans la déclaration de Bratislava adoptée vendredi 8 juillet lors de la tenue du 7e sommet des régions et des villes. L'objectif visé avec cette déclaration est d'assurer à terme une meilleure synergie entre les fonds publics et privés.

En effet, nombreux sont les membres qui s'inquiètent du creusement des inégalités entre les régions. À commencer par le Président du CdR, Markku Markkula. À ses yeux, l'avenir de la politique de cohésion se résumera en un dilemme: « faire plus avec moins ». Le président a ainsi considéré que le 'Brexit' allait avoir pour conséquence d'amputer le budget de la politique de cohésion (voir autre nouvelle). La commissaire à la Politique régionale, Corina Cretu, s'était, à ce titre, inquiétée le 27 juin devant la télévision roumaine Digi24 TV des conséquences de la sortie du Royaume-Uni pour le budget global européen, prévoyant une baisse de 15%, et, incidemment aussi, des conséquences pour la politique de cohésion.

Les conclusions tirées par les commissaires, présents en nombre à l'événement, à l'exception remarquée de la commissaire Cretu, vont dans le même sens. Le message a été le même de la part des vice-présidents Jyrki Katainen et Maros Sefcovic ou de la commissaire aux Transports, Violeta Bulc: l'avenir de la politique de cohésion sera étroitement lié au renforcement des investissements privés. La politique de cohésion devra faire face à deux grands défis, a indiqué Mme Bulc à EUROPE: améliorer l'efficacité des fonds ESI et combler le manque de fonds publics. « Nous devons mieux combiner les fonds et financements disponibles pour avoir une politique plus 'intelligente' ('smarter')», nous a-t-elle répondu. Le premier vice-président du CdR, Karl-Heinz Lambertz, a mis en garde à propos du fétichisme des vertus des instruments privés. Pour lui, même une politique de cohésion plus « intelligente » ne pourra rien, s'il n'y a plus de budget public.

Le Plan Juncker annonce ce que pourraient être les futurs instruments financiers à l'avenir en lien avec la politique de cohésion, a-t-elle indiqué. Pour la commissaire, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), le bras armé du Plan Juncker d'investissement, commence à faire ses preuves. Une affirmation que semblent nuancer certaines régions et villes, y voyant, au contraire, un instrument à la source du creusement des inégalités régionales (EUROPE 11493).

Les enjeux liés à la combinaison des fonds structurels et d'investissement et du FEIS ont occupé une part importante des discussions qui ont eu lieu entre les divers acteurs régionaux et le vice-président Frans Timmermans, lors d'une rencontre fin juin (EUROPE 11584).

L'assouplissement du Pacte de stabilité et de croissance est pour sa part un message martelé de longue date par le Comité (EUROPE 11253) et d'autres organisations, à l'instar du Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE) (EUROPE 11570). (Pascal Hansens)

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