Luxembourg, 28/06/2016 (Agence Europe) - Lors de la discussion sur les possibilités de pêche pour 2017, plusieurs ministres de la Pêche des pays de l'UE ont demandé, mardi 28 juin à Luxembourg, de respecter la progressivité dans l'application du rendement maximal durable (RMD). Les avis scientifiques sur la plupart des stocks de poissons capturés dans les eaux de l'UE seront disponibles fin juin ou début juillet.
La Commission européenne a confirmé qu'elle allait proposer à l'automne des totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour l'an prochain en tenant compte du respect, dès 2017, du RMD. Elle a souligné que, pour les stocks pour lesquels les pays souhaitent reporter le respect de ce principe, il faudrait étayer cela par des données scientifiques. Un peu plus de dix ministres (dont ceux d'Espagne, de France, d'Allemagne, des pays baltes, d'Irlande et du Danemark) ont demandé de pouvoir utiliser les flexibilités pour le calendrier d'atteinte du RMD: en 2017, si possible, et en 2020 au plus tard, pour tous les stocks (lorsque les cibles de RMD sont connues). La Commission prône le principe de précaution (réduction des quotas) lorsque les avis scientifiques sur des stocks ne sont pas connus, alors que plusieurs pays, comme la France et l'Espagne, demandent plutôt une reconduction des TAC.
Plusieurs ministres ont salué l'entrée en vigueur, en 2017, du nouveau plan pluriannuel de gestion des stocks de cabillaud en mer Baltique et demandé à la Commission de présenter de nouveaux plans couvrant notamment la mer du Nord, les eaux occidentales et la mer Méditerranée occidentale.
Certains pays ont évoqué les conséquences de l'obligation de débarquement (fin des rejets en mer de poissons), dont la réévaluation à la hausse, en 2017 (comme en 2016), des TAC des espèces soumises à cette obligation.
La France et le Danemark ont évoqué le résultat du référendum au Royaume-Uni
La France et le Danemark ont profité du débat sur les quotas de pêche 2017 pour évoquer l'inquiétude des pêcheurs après le résultat du référendum du 23 juin au Royaume-Uni, qui dit oui à la sortie de ce pays de l'UE. La France a notamment affirmé qu'elle sera vigilante dans la mise en oeuvre équitable de la politique commune de la pêche. En effet, les pêcheurs français dépendent à 50% des captures se trouvant dans les eaux britanniques. En cas de 'Brexit', les eaux du Royaume-Uni deviendraient des eaux de pays tiers. (Lionel Changeur)