Bruxelles, 29/06/2016 (Agence Europe) - Si les résultats du référendum britannique sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne ne sont pas ce qu'il aurait souhaité, le Premier ministre britannique sortant, David Cameron, a assuré, mardi 28 juin à Bruxelles, qu'il ne regrettait pas de l'avoir organisé.
« C'était la chose à faire », a commenté le conservateur britannique à propos du référendum remporté par les Britanniques partisans d'une sortie de leur pays de l'UE, à l'occasion de sa dernière apparition devant la presse à Bruxelles. Relatant la tonalité « triste » des discussions avec les 27 autres leaders européens et assurant qu'il aurait préféré gagner, le Premier ministre a confirmé qu'il laisserait toute la responsabilité à son successeur d'activer et de mener à bien le retrait du Royaume-Uni, ainsi que les négociations sur de nouvelles relations avec l'UE. Il s'est refusé à fixer un calendrier précis pour le démarrage du processus de retrait.
Pour M. Cameron, l'objectif consiste désormais à rechercher de manière constructive la meilleure forme possible de partenariat avec l'UE. Il a aussi reconnu que le Royaume-Uni ne pouvait pas quitter l'Union avec tous les bénéfices résultant d'une appartenance à ce bloc.
Le dirigeant britannique a profité de son dernier Sommet européen pour saluer les points positifs de l'appartenance à l'UE: l'adoption de sanctions contre la Russie, les grands progrès réalisés en termes de croissance économique et de création d'emplois, la lutte contre la bureaucratie.
Redéfinir une relation entre l'UE et le Royaume-Uni sera « un défi », a-t-il reconnu. Reste que, même en dehors de l'UE, le Royaume-Uni restera membre du Conseil de sécurité de l'Onu, du G7 ou du G20. (Solenn Paulic)