Bruxelles, 13/04/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne devrait se doter d'un plan d'action sur le virus Zika, estiment les députés européens dans une résolution non législative adoptée mercredi 13 avril suite à une question orale adressée à la Commission européenne en mars (EUROPE 11509).
Transmis par piqûre de moustiques (de type Aedes aegypti), le virus Zika est suspecté d'entraîner des malformations du foetus porté par des femmes enceintes infectées et de provoquer le syndrome de Guillain-Barré. Il a été déclaré 'urgence de santé publique de portée mondiale' par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 1er février 2016.
La résolution, préparée par la commission parlementaire de l'environnement et de la santé publique, réclame davantage de coordination dans l'UE face à ce virus. Elle recommande, par exemple, que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) crée un comité d'experts sur les maladies tropicales transmissibles, afin de coordonner et de superviser efficacement toutes les mesures nécessaires dans l'UE. Elle appelle aussi la Commission à présenter un plan d'action « doté d'objectifs suffisants en matière de distribution gratuite de barrières mécaniques, telles que les filets qui protègent des piqûres de moustiques et les préservatifs qui empêchent la transmission sexuelle ».
En ce qui concerne le volet 'recherche', les députés se félicitent des initiatives prises jusqu'ici par la Commission. « Le Parlement salue la décision de la Commission de mobiliser dix millions d'euros pour la recherche sur le virus Zika et recommande d'examiner en priorité les cas de graves malformations cérébrales congénitales en Amérique du Sud ainsi que leur lien présumé avec l'infection par le virus Zika », déclare-t-il, avant de s'interroger sur la pertinence de ces moyens. Selon lui, la recherche sur le virus Zika devrait s'articuler en 3 volets: (1) l'examen du lien fortement suspecté entre le virus et les malformations cérébrales congénitales, (2) le développement de traitements et de vaccins ainsi que (3) la conception de tests qui permettent un diagnostic rapide et efficace. Et les députés d'appeler la Commission et les États membres à coordonner les travaux des laboratoires qui effectuent des recherches et à promouvoir la création de tels laboratoires dans les États membres qui n'en disposent pas. (Sophie Petitjean)