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Bulletin Quotidien Europe N° 11520
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) chypre

La réunification de l'île serait un message d'espoir dont l'Europe a besoin, selon M. Schulz

Bruxelles, 29/03/2016 (Agence Europe) - Pour le président du Parlement européen, Martin Schulz, la réunification de Chypre constitue « une hypothèse réaliste » et enverrait un « message d'espoir » dont l'Europe a besoin en ces temps difficiles.

« Si la réunification peut être réalisée, ce serait un moment magique pour votre pays et un moment magique pour l'ensemble de l'Europe. Aujourd'hui, plus que jamais, l'Europe a besoin d'un message d'espoir ; plus que jamais, elle a besoin d'un exemple comme celui envoyé par Chypre selon lequel la volonté politique et le leadership peuvent surmonter les difficultés », a déclaré M. Schulz, mardi 29 mars, lors d'une allocution devant le Parlement chypriote. Conscient des obstacles qui demeurent et des concessions encore nécessaires, il a notamment loué l'approche constructive et symbolique du président chypriote, Nicos Anastasiades, qui a officiellement plaidé pour la reconnaissance de la langue turque comme langue officielle de l'UE auprès de la Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE. M. Schulz, qui a rencontré également le leader de la communauté chypriote-turque, Mustafa Akinci, a promis que l'UE soutiendrait « dès le premier jour » l'île une fois réunifiée.

Appelant les États membres à s'unir pour trouver des solutions européennes à la crise des réfugiés, le social-démocrate allemand a estimé que le récent accord UE/Turquie destiné à juguler la crise migratoire représentait « une percée » empreinte de réalisme car « il ne peut y avoir de solution sans la Turquie » (EUROPE 11519). « Cela ne veut pas dire qu'en échange de l'aide de la Turquie nous soyons prêts à sacrifier nos valeurs. Et je voudrais aussi souligner que le processus d'adhésion (de la Turquie à l'UE, NDLR) est une chose et que la réponse à la crise des réfugiés en est une autre », a souligné M. Schulz.

Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Anastasiades a indiqué que son gouvernement suivait avec intérêt les discussions au Parlement européen sur la situation en Turquie, le PE étant appelé à arrêter sa position lors de la session plénière d'avril. « C'est l'opportunité de transmettre le message sans équivoque selon lequel il est grand temps pour la Turquie de remplir ses obligations vis-à-vis de l'UE afin de pouvoir progresser sur la voie de l'adhésion », a-t-il considéré, a rapporté le quotidien Cyprus Mail. (Mathieu Bion)