Bruxelles, 29/03/2016 (Agence Europe) - L'Association des assureurs mutuels et des coopératifs en Europe (l'AMICE) a estimé, mardi 29 mars, que le nouveau régime prudentiel, avec l'entrée en vigueur de Solvabilité II, augmentait la dépendance à l'égard des agences de notation de crédit et conduisait à des coûts excessifs pour les assureurs. Cette question « devra être réexaminée lors de la révision de Solvabilité II en 2018 », a déclaré la présidente de l'AMICE, Hilde Vernaillen.
Dans le cadre du nouveau régime prudentiel, les informations fournies par les agences de notation sont nécessaires pour calculer le capital de solvabilité requis (formule standard) et faire le compte-rendu aux autorités nationales compétentes et à l'EIOPA, le superviseur européen, explique l'AMICE. La formule standard utilise les notations des agences de notation de crédit comme principaux indicateurs pour évaluer les risques de marché, de sorte que, si un assureur investit dans les actifs non cotés ou s'il n'a aucune information sur les actifs, l'exigence en capital sera très élevée. Les assureurs peuvent créer leur propre modèle pour éviter ces exigences, mais le développement d'un tel modèle interne est coûteux et lourd.
Avec l'entrée en vigueur de Solvabilité II, les agences de notation de crédit ont décidé de facturer aux acteurs de marché des coûts supplémentaires pour l'utilisation des informations portant sur les notations dans leur compte-rendu aux autorités nationales compétentes. Il en résulte que les assureurs doivent payer plusieurs fois pour la même information, déplore l'AMICE. (Élodie Lamer)