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Bulletin Quotidien Europe N° 11504
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Le Royaume-Uni débloque 22 millions d'euros pour Calais

Bruxelles, 03/03/2016 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni a annoncé, jeudi 3 mars, lors du Sommet franco-britannique d'Amiens, qu'il verserait une enveloppe de 22 millions d'euros (17 millions de livres) en 2016 pour répondre à la situation de Calais.

Cette somme sera affectée à « des infrastructures prioritaires de sécurité à Calais pour soutenir le travail des forces de l'ordre françaises, aux efforts entrepris pour déplacer les personnes depuis les camps vers des hébergements offerts ailleurs en France ainsi qu'à un soutien additionnel pour la gestion de ces hébergements, et au travail conjoint d'éloignement des migrants qui ne sont pas en besoin de protection vers leur pays d'origine », a précisé un communiqué franco-britannique. En 2015, Londres avait déjà versé 82 millions d'euros pour la sécurisation du port et du tunnel sous la Manche, notamment pour des clôtures et des infrastructures supplémentaires, des gardes de sécurité, des chiens et de la technologie de détection, rappellent aussi les deux pays dans leur communiqué.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a confirmé cet engagement lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français, François Hollande. Ce dernier a insisté pour sa part sur le fait que le Royaume-Uni devait accueillir les mineurs étrangers non accompagnés ayant de la famille au Royaume-Uni, alors que les autorités françaises ont entamé depuis le 29 février le démantèlement d'une partie de la 'jungle' de Calais. Le Premier ministre s'est montré ouvert à cette possibilité, affirmant que, si ces mineurs avaient de la « famille directe » dans le pays et s'ils demandaient l'asile en France, « en vertu de la Convention de Dublin, ils pourraient rejoindre leur famille ». Ce sont les dispositions actuelles, mais « nous avons discuté aujourd'hui de la façon dont on peut les faire mieux fonctionner et plus rapidement », a dit David Cameron.

Le président français a également souligné le fait que les migrants cherchant depuis Calais à rejoindre l'Angleterre pouvaient faire valoir leurs droits à l'asile en France et y chercher la protection. Interrogé sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'UE et sur les propos tenus le matin par le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, selon lequel une sortie (un 'Brexit') aurait pour effet que la France cesse la surveillance à la frontière et laisse les migrants aller vers le Royaume-Uni, le président Hollande n'a pas confirmé ce scénario, mais a expliqué, lors de cette conférence de presse, qu'un Brexit aurait forcément « des conséquences ». (Solenn Paulic)

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