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Bulletin Quotidien Europe N° 11504
Sommaire Publication complète Par article 16 / 27
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Via Campesina propose des pistes pour une sortie de crise du lait

Bruxelles, 03/03/2016 (Agence Europe) - La Coordination européenne Via Campesina (ECVC) a présenté, mercredi 2 mars, une « feuille de route » pour sortir de la crise le secteur du lait.

Une délégation représentant des producteurs de France, du Portugal, de l'Espagne et de la Belgique a rencontré, mercredi après-midi à Bruxelles, le cabinet du commissaire européen Phil Hogan. L'équipe du commissaire ne se serait pas montrée très ouverte aux idées présentées par ECVC.

Cette organisation a demandé, parmi les mesures à court terme, une hausse du prix d'intervention pour les produits laitiers (beurre et lait en poudre), une mesure qui divise les États membres et qui ne plaît pas à la Commission. L'ECVC insiste sur le lait que la hausse du prix d'intervention doit s'accompagner d'une régulation obligatoire des volumes pour éviter que certains produisent plus.

Un Observatoire du marché du lait moins passif

ECVC a demandé, à plus long terme, une amélioration de l'observatoire européen du marché du lait, pour qu'il calcule les coûts de production, les volumes de lait collectés dans les laiteries, et détermine ce que les laiteries font avec ce lait (fromage, yaourt, poudre de lait…), a expliqué à EUROPE Gwenaëlle Martin, de la Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (Belgique). L'idée serait aussi que l'observatoire soit plus actif et qu'il serve de système d'alerte et de prévention, en cas de baisse des prix du lait. La Commission se serait montrée attentive sur les idées présentées pour faire de cet Observatoire un outil plus performant.

Mutualisation des risques

L'ECVC préconise aussi la mise en place d'un 'tunnel des prix' avec un prix plancher (en dessous duquel le prix ne pourrait pas descendre) et un prix plafond (tenant compte de la demande mondiale). En cas de baisse des prix jusqu'au prix minimum, un système se mettrait en place pour avoir une réduction obligatoire de la production. Ce système ne coûterait pas d'argent, puisqu'il serait autofinancé, a expliqué une source, qui évoque en d'autres mots « un système contra-cyclique de mutualisation des risques ». La Commission se serait montrée réticente sur ce système, au motif notamment que les producteurs de lait touchent déjà des aides de la politique agricole commune (PAC). (Lionel Changeur)

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