Bruxelles, 02/03/2016 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a poursuivi sa 'tournée des Balkans', mercredi 2 mars à Zagreb, en Croatie, où il a rappelé, en rencontrant le Premier ministre, Tihomir Oreskovic, que la crise migratoire testait les limites de l'UE et expliqué que, si le respect des règles de Schengen « ne résoudra pas la crise de la migration », sans ces règles « nous n'avons aucune chance de la résoudre ».
« Je veux dire ici très clairement: il n'y a pas d'alternative au respect du Code Schengen. C'est difficile, je sais, mais seules les règles de Schengen peuvent être la base d'une solution européenne globale. Voilà pourquoi je suis ici aujourd'hui. Et voilà ce sur quoi nous devons travailler lors de notre prochaine réunion du Conseil européen ».
La première priorité est d'endiguer rapidement les flux et de réduire l'immigration clandestine tout en préservant l'intégrité de l'espace Schengen, a expliqué le président du Conseil européen. « Nous avons besoin de revenir à une situation où tous les États membres appliquent pleinement nos règles et décisions communes ».
En conséquence, les États membres devraient refuser l'entrée aux ressortissants de pays tiers qui ne remplissent pas les conditions nécessaires ou qui, bien qu'ils aient été en mesure de le faire plus tôt, n'ont pas demandé l'asile, ajoute Donald Tusk. « Revenir à une situation où Schengen fonctionne à nouveau sera difficile. Nous devons gérer cela de façon responsable et d'une manière coordonnée ». Il faut aussi « mobiliser de toute urgence l'UE, tous les États membres pour aider à régler la situation humanitaire des migrants en Grèce et le long de la route des Balkans occidentaux ».
À Zagreb, le président Tusk a aussi souligné qu'il « n'y a pas de bonne alternative à coopérer avec la Turquie ». Le 7 mars, lors du Sommet UE/Turquie, « nous devons faire tout ce que nous pouvons pour faire du plan d'action UE/Turquie un succès commun. Cela dépendra avant tout d'une baisse claire et significative des arrivées. » Mardi 1er mars au soir, le président s'était rendu en Slovénie et a visité un camp à la frontière avec la Croatie. Le président du Conseil devait encore se rendre à Skopje, Athènes et à Ankara les 3 et 4 mars. (Solenn Paulic)