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Bulletin Quotidien Europe N° 11484
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

David Cameron viendra le 16 février au PE

Bruxelles, 05/02/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a accepté l'invitation du Parlement européen de venir s'exprimer devant ses représentants mardi 16 février, soit deux jours avant un Sommet européen crucial pour l'avenir de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, a annoncé, jeudi 4 février le compte Twitter du 10 Downing street.

Invité par le président du Parlement européen, Martin Schulz, sur l'initiative de Guy Verhofstadt, chef de file du groupe ADLE au PE, le dirigeant conservateur a toutefois accepté de débattre avec les seuls présidents de groupes politiques, à huis clos, dans le format de la conférence des présidents du PE.

Dans un discours prononcé à la London School of Economics vendredi 5 février, Martin Schulz a émis, de son côté, quelques préoccupations quant au projet d'accord dévoilé le 2 février par le président du Conseil européen, Donald Tusk (EUROPE 11481). Cet accord propose notamment un mécanisme de sauvegarde pour limiter l'accès des travailleurs migrants européens arrivant au Royaume-Uni aux prestations sociales liées au travail ainsi qu'un dispositif de freinage d'urgence en ce qui concerne les décisions prises par les pays membres de la zone euro en matière d'intégration et de gouvernance économique.

Sur ce dernier point, le président du PE a expliqué que l'euro était la seule monnaie de l'UE et que, puisque le Traité garantit que le Royaume-Uni dispose d'un opt-out, « il n'y a pas besoin de clarification ultérieure ». Cela, alors que M. Cameron a demandé que le préambule du Traité contienne une référence à la coexistence de plusieurs monnaies dans l'UE. Le PE jugera inacceptable que soit donné un veto à un pays sur les décisions concernant l'euro, a ajouté M. Schulz.

Sur la libre circulation des travailleurs migrants européens, le président Schulz a expliqué qu'il fallait remédier à tous les abus constatés et aux pressions potentielles sur les systèmes de sécurité sociale, mais éviter absolument toute discrimination entre les citoyens européens et que ce mécanisme de sauvegarde conduirait directement à une discrimination à l'encontre des citoyens des autres États membres par rapport aux Britanniques. « Est-ce dans cette Union européenne que l'on veut vivre ? », s'est-il demandé.

Cette question des travailleurs migrants inquiète particulièrement la Pologne et David Cameron s'est rendu à Varsovie vendredi 5 février pour tenter de rassurer les dirigeants polonais. Plus de 700 000 Polonais sont déjà installés au Royaume-Uni et la crainte était justement que ces nouvelles mesures de sauvegarde affectent ces personnes. « Ces propositions ne s'appliqueront pas aux Polonais vivant déjà au Royaume-Uni », s'était toutefois félicité le ministre polonais des Affaires étrangères, M. Waszczykowski, après l'annonce du compromis négocié avec les instances bruxelloises.

Le Premier ministre polonais, Mme Beata Szydlo, a expliqué vendredi, après son entrevue avec M. Cameron, que son pays pouvait soutenir certains aspects de la renégociation de la relation entre Londres et l'UE, mais qu'il convenait d'avoir des discussions supplémentaires sur le volet de la libre circulation. Mme Szydlo a dit notamment que son pays appuyait les idées du Royaume-Uni pour la compétitivité et la souveraineté nationale.

De passage à Copenhague où il a rencontré le Premier ministre danois, Lars Rasmussen, M. Cameron a rappelé que les propositions de réformes soumises par M. Tusk englobent la question des prestations sociales octroyées à des citoyens européens dont les enfants vivent dans un autre État membre. « Je sais (…) qu'au Danemark, vous avez des inquiétudes concernant le paiement d'allocations familiales aux enfants qui ne vivent pas (sur le territoire danois) », a-t-il déclaré. « C'est pourquoi les réformes que je vise peuvent bénéficier à d'autres pays également », a-t-il ajouté, précisant avoir obtenu l'assurance que la Commission européenne allait affronter cette question.

Réunion des 'sherpas'

Les plans dévoilés par M. Tusk le 2 février étaient discutés pour la première fois le 5 février à Bruxelles par les “sherpas”, les conseillers diplomatiques des leaders européens. La réunion devait s'étendre jusqu'en fin de journée. Elle devait notamment permettre de clarifier les aspects techniques et juridiques des propositions soumises à M. Cameron et permettre un premier échange de vues politique.

Cette réunion intervient alors qu'un sondage publié le 5 février au Royaume-Uni a montré qu'une majorité de citoyens britanniques serait désormais en faveur d'une sortie de l'UE (« Brexit »), 45% des personnes interrogées se disant favorables au Brexit contre 36% indiquant vouloir rester dans l'UE, 17% restant indécises et 2% n'allant pas voter. Le sondage a été réalisé sur un échantillon de 1 675 personnes. (Solenn Paulic)

 

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