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Bulletin Quotidien Europe N° 11484
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) rÉgions

RTE-T Danube, le cas de la Roumanie fait polémique

Bruxelles, 05/02/2016 (Agence Europe) - Le cas du plan directeur roumain en matière des transports a été vivement débattu, jeudi 4 février, au sein de l'hémicycle du Parlement européen en présence de la commissaire à la Politique régionale, Corina Cretu, dans le cadre des échanges sur les infrastructures ferroviaires et services publics dans les macro-régions du Danube et de l'Adriatique.

La salve est partie du président de la commission des transports et du tourisme, Michael Cramer (Verts/ALE, allemand), qui s'est inquiété que la Commission européenne ait accepté le plan directeur présenté par la Roumanie. Ce plan prévoit, en effet, la réduction de 30 à 40% du réseau ferroviaire national. Plus globalement, M Cramer a regretté que 60% des fonds européens dans le cadre des RTE-T soient consacrés au développement du réseau routier et seulement 20% au réseau ferroviaire. À ses yeux, une telle configuration ne permettra pas à l'Union d'atteindre les objectifs climatiques qu'elle s'est fixés.

L'intervention de l'Allemand a quelque peu excédé certains eurodéputés roumains, à l'instar de Claudia Tapardel (S&D, roumaine), qui a rappelé que le sujet avait été amplement débattu en juin dernier. L'eurodéputée a souligné qu'à l'époque il avait été établi que l'Allemagne et la France avaient procédé à des coupes budgétaires dans le secteur ferroviaire autrement plus importantes que la Roumanie. De même, Doru-Claudian Frunzulicã (S&D, roumain) a indiqué que la Roumanie supprimait certes 30% de son réseau ferroviaire, mais que cette suppression ne concernait que 2% du trafic de fret et 8% du trafic de passagers. À ses yeux, maintenir l'intégralité du réseau roumain est tout simplement impossible.

Des réponses qui n'ont pas semblé satisfaire le député vert allemand pour qui supprimer plus d'un cinquième du rail ne correspond pas à une optimalisation du réseau, « mais bien à sa destruction ». Celui-ci s'est, par ailleurs, demandé si une telle suppression avait été déjà envisagée en Europe pour ce qui est du réseau routier et a demandé si le plan directeur roumain prévoyait une telle réduction pour cause budgétaire. La question est restée sans suite.

De son côté, la commissaire s'est défendue et a rappelé que l'élaboration des stratégies en matière des transports relevait strictement de la compétence des États membres et non de la Commission, celle-ci ne pouvant avoir qu'un rôle de coordinatrice. « Nous avons besoin de volonté politique », a-t-elle déclaré. « Nous disposons de suffisamment d'outils dans notre boîte à outils », a-t-elle poursuivi, avant d'ajouter que c'était aux États membres de les exploiter au mieux. (Pascal Hansens)

 

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