Bruxelles, 01/02/2016 (Agence Europe) - Les PME constatent une recrudescence des barrières administratives et réglementaires en Europe et demandent en conséquence une mise en oeuvre, dans les plus brefs délais, de la stratégie pour le marché unique, selon Ulrike Rabmer-Koller, la nouvelle présidente de l'UEAPME, l'association européenne de l'Artisanat et des PME, qui est venue défendre sa position auprès de la Commission, mercredi 27 janvier.
Ainsi, Mme Rabmer-Koller a-t-elle mis en garde le vice-président chargé de l'Investissement et de la Compétitivité, Jyrki Kataïnen, face à une perte de cohérence du marché intérieur européen. Selon elle, il est nécessaire d'intégrer plus systématiquement en amont la dimension des PME dans l'élaboration des politiques européennes. Surtout, il est urgent de mettre en oeuvre la législation européenne existante, ce que compte faire la Commission européenne dans sa stratégie présentée en octobre dernier (EUROPE 11420).
À ce titre, la présidente a insisté sur la nécessité d'améliorer l'efficacité de la législation européenne, là aussi l'une des priorités de l'actuelle Commission, et appelle à une publication rapide des résultats des évaluations menées actuellement sur le corpus législatif européen. Selon Mme Rabmer-Koller, la Commission et les États membres ne doivent jamais perdre de vue le principe du 'Think small first', c'est-à-dire de donner la priorité aux PME, quel que soit l'échelon politico-administratif considéré.
Par ailleurs, elle a rappelé l'importance du rôle des banques dans le financement des PME, notamment des banques locales « qui souffrent d'une sur-réglementation ». À ses yeux, il ne fait aucun sens que ces banques de petite taille soient soumises aux règles Bâle III (EUROPE 11390).
Enfin, Mme Rabmer-Koller a insisté sur les bénéfices qu'apportent les systèmes éducatifs qui font la part belle aux formations professionnelles. « L'expérience montre, en effet, que les pays possédant des programmes d'apprentissage bien conçus présentent des niveaux de chômage des jeunes beaucoup plus faibles », a-t-elle souligné, notamment pour les jeunes peu qualifiés. (Pascal Hansens)