Bruxelles, 01/02/2016 (Agence Europe) - La délégation de l'Union européenne en Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) a souligné, vendredi 29 janvier, qu'un travail important restait à faire pour que les élections législatives prévues le 24 avril soient libres et équitables.
L'accord politique de l'été 2015 « a engagé les signataires à des réformes structurelles, notamment des mesures visant à assurer une plus grande liberté des médias, une liste électorale révisée, et la mise en oeuvre de toutes les recommandations de l'OSCE pour que les élections soient libres et équitables ». « Un travail important reste à faire pour répondre à ces conditions », a indiqué dans un communiqué la délégation de l'UE, en coordination avec l'ambassade des États-Unis dans le pays à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre, Emil Dimitriev.
Lors de cette rencontre, Européens et Américains ont réitéré leur engagement à offrir, entre autres, une aide technique pour créer les conditions qui rendront possibles des élections crédibles. Ainsi, la délégation de l'UE a annoncé qu'avant le 20 février, soit avant la dissolution du Parlement national prévue le 24 février, l'UE et les États-Unis, « en consultation avec des experts internationaux et locaux », allaient conjointement évaluer si les conditions sont en place pour favoriser la tenue d'élections crédibles le 24 avril.
Européens et Américains souhaitent ainsi, selon une lettre envoyée par les ambassadeurs de l'UE Aivo Orav et des États-Unis Jess Baily au Premier ministre et aux dirigeants des quatre principaux partis politiques, que la commission électorale nationale soit pleinement financée et pourvue du personnel nécessaire et que les quatre partis trouvent un accord sur les réformes des médias. En outre, une séparation suffisante entre l'État et les activités des partis politiques devrait être opérée et les abus sanctionnés.
« Cependant, il appartient au Parlement, au gouvernement et aux dirigeants politiques de prendre des décisions », a souligné la délégation, pour qui ces responsables politiques « ont la responsabilité de remettre leur nation sur le chemin euro-atlantique ». Et l'UE et les États-Unis d'encourager les dirigeants de partis politiques à ne pas attaquer les fonctionnaires « dont le travail consiste à créer les conditions pour des élections crédibles ». (Camille-Cerise Gessant)