Bruxelles, 01/02/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne devrait accorder davantage d'attention à la question du genre dans sa politique migratoire, estime la commission parlementaire des droits de la femme.
Dans un projet de rapport adopté jeudi 28 janvier, les députés plaident pour l'interdiction de la détention pour les enfants, les femmes enceintes ayant introduit une demande d'asile et toutes les victimes de viols, de violences sexuelles ou de trafic d'êtres humains.
Ils suggèrent également d'améliorer la procédure d'accueil des demandeurs d'asile en: (1) formant le personnel à la question du genre, notamment en prévoyant des formations sur la violence sexuelle, le trafic et les mutilations génitales ; (2) mettant en place des installations sanitaires et des dortoirs distincts pour les hommes et les femmes ; (3) permettant de recourir à des interprètes ou des interlocuteurs féminins ; (4) offrant des services de santé sensibles au genre du patient, y compris des soins pré- et postnatals ; (5) fournissant des soins à la petite enfance durant l'évaluation et les entretiens ; (6) assurant un service juridique de qualité ; (7) informant les femmes de leur droit d'introduire une demande indépendante de celle introduite par leur conjoint.
Les députés souhaitent en outre que la publication d'une liste de pays d'origine « sûrs » n'aboutisse pas à des traitements moins favorables pour les femmes victimes de violences liée au genre. (Sophie Petitjean)