Bruxelles, 26/01/2016 (Agence Europe) - L'UE et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont pris des mesures, lors de leur quatrième réunion annuelle au niveau des hauts fonctionnaires, jeudi 21 et vendredi 22 janvier à Vienne, pour renforcer leur coopération dans une large gamme d'activités nucléaires, allant de la sûreté nucléaire au développement durable, et incluant le plan d'action conjoint pour limiter le programme nucléaire iranien et la banque d'uranium faiblement enrichi de l'AIEA au Kazakhstan.
Cette semaine, les deux organisations sont convenues de renforcer leur coopération sur la sûreté nucléaire, la gestion des déchets, le déclassement et la préparation aux situations d'urgence, et elles ont discuté des mécanismes visant à renforcer la coopération régionale, incluant l'assainissement de l'environnement des anciens sites d'uranium en Asie centrale, indique un communiqué conjoint.
L'UE a réaffirmé son soutien aux activités de l'AIEA relatives à la mise en oeuvre du plan global d'action conjoint (JCPOA), l'accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) plus l'Allemagne, l'UE et l'Iran pour lever les sanctions imposées à Téhéran en échange de la restriction du programme nucléaire iranien à long terme. En tant que coordinatrice du comité mixte institué par le JCPOA, la Haute Représentante de l'UE (Federica Mogherini, NDLR) restera en contact étroit avec l'AIEA en ce qui concerne la mise en oeuvre de l'accord, a-t-elle indiqué. L'UE a aussi fait part de son intention de coopérer bilatéralement avec l'Iran, en particulier dans le domaine de la sûreté nucléaire.
L'UE et l'AIEA ont aussi examiné les progrès de leur coopération dans d'autres domaines, incluant les projets globaux d'assistance dont, plus récemment, les applications nucléaires dans la santé et l'agriculture qui font l'objet de projets pilotes en Afrique et en Asie.
Les parties ont aussi discuté de sécurité nucléaire, notamment du soutien de l'UE à l'entrée en vigueur de l'amendement à la convention sur la protection physique des matières nucléaires, mais aussi de la banque d'uranium faiblement enrichi de l'AIEA au Kazakhstan, aussi soutenue par l'UE.
Enfin, les hauts fonctionnaires de l'UE et de l'AIEA ont examiné les progrès sur l'application des garanties nucléaires dans les États membres de l'UE.
La prochaine réunion du genre est prévue au début 2017 à Bruxelles. (Emmanuel Hagry)