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Bulletin Quotidien Europe N° 11476
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Esprit d'ouverture à Davos sur le travail post-Nairobi à l'OMC

Bruxelles, 26/01/2016 (Agence Europe) - Le directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a salué l'attitude positive affichée par les ministres d'une trentaine de pays membres, développés et en développement, lors d'une réunion informelle en marge du Forum économique mondial de Davos, samedi 23 janvier, à l'égard des travaux futurs de l'OMC au lendemain de la conférence ministérielle de Nairobi, en décembre 2015.

Le succès de la conférence de Nairobi, qui a accouché d'un accord sur la fin des programmes de subventions aux exportations agricoles et sur des disciplines pour les mesures équivalentes (telles que les entreprises commerciales d'État) et pour l'aide alimentaire (EUROPE 11458), confirme que « l'OMC est de retour sur la carte », a estimé M. Azevêdo, à l'issue de la réunion du 23 janvier. « Les gens sont optimistes au sujet de l'OMC et enthousiastes à l'idée de collaborer plus étroitement avec elle. C'est ce qui est ressorti clairement de mes échanges avec les gouvernements et les entreprises à Davos », s'est-il félicité.

M. Azevêdo a noté l'émergence de « points communs » dans les discussions, à commencer par « l'ouverture pour parler des questions en suspens du round de Doha (industrie, services, NDLR) et d'autres questions dont les membres veulent discuter ». Mais « de l'ouverture et de la flexibilité à la fois sur la substance et sur le processus seront nécessaires pour progresser », a averti le patron de l'OMC. En outre, les discussions à venir devront être « inclusives », en laissant la possibilité à tous les pays membres de façonner le débat, mais aussi au secteur privé et à la société civile d'y prendre part. Enfin, compte tenu du souhait exprimé par de nombreux ministres présents à Davos d'être « davantage impliqués dans les discussions », « veiller à ce que le processus de Genève ait une orientation politique plus fréquente serait très constructif », a-t-il conclu.

La secrétaire d'État suisse à l'Économie, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, qui présidait la réunion du 23 janvier, a salué « l'esprit d'ouverture » affiché par les ministres. « Nous sommes tous d'accord sur le fait que les discussions sur les thèmes non résolus à Nairobi, à savoir les thèmes de Doha - l'agriculture, l'accès aux produits industriels ou encore les services - doivent être poursuivies », a assuré Mme Ineichen-Fleisch, précisant que la question reste de savoir comment procéder, soit dans le cadre du round de Doha ou d'une autre structure. « Nous ne sommes pas allés dans les détails, mais nous avons évoqué l'idée d'envisager d'autres approches », a-t-elle ajouté. Les ministres ont aussi suggéré d'intégrer « d'autres thèmes devenus tout aussi importants », dont l'investissement ou le commerce électronique, dans les pourparlers à l'OMC.

Présentant les résultats de Nairobi devant la commission du commerce international du Parlement européen, lundi 25 janvier, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a aussi fait part de l'optimisme affiché à Davos. « Dire que Doha est mort n'est pas très intéressant. Il faut envisager de nouvelles approches. J'ai rencontré trente ministres à Davos. Pratiquement tous étaient disposés à poursuivre sur notre lancée. Il y avait une unanimité sur trois points: mettre en oeuvre tout ce qui a été conclu à Nairobi ; continuer à plancher sur les questions en suspens ; trouver de nouvelles méthodes de discussion qui ne menacent pas les discussions multilatérales et explorer d'autres questions, comme l'investissement, le contenu local, le commerce électronique », a résumé Mme Malmström. « Nous allons tout faire pour progresser. Nous devons aussi examiner la question de la participation du public. Sur les nouvelles questions, je pense que l'on peut commencer à discuter en groupe plus restreint puis étendre au multilatéral », a-t-elle ajouté, précisant que les prochaines réunions ministérielles de l'OCDE en juin à Paris, puis du G-20 en juillet à Shanghai, permettront, au niveau politique, de poursuivre sur cette lancée. (Emmanuel Hagry)

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