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Bulletin Quotidien Europe N° 11476
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SOCIAL - ÉDUCATION - CULTURE / (ae) Éducation

Bilan de la première année du programme « Erasmus + »

Bruxelles, 26/01/2016 (Agence Europe) - Plus d'un million de personnes ont déjà bénéficié du programme « Erasmus + » pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport, selon une étude publiée mardi 26 janvier par la Commission européenne. Ces résultats « préliminaires » ont été publiés parallèlement à deux autres rapports sur le programme d'échange Erasmus: l'un sur le nombre de partenariats intervenus au cours de l'année scolaire 2013-2014 et l'autre sur l'impact régional de la mobilité.

Le programme « Erasmus + » remplace les programmes pour l'éducation et la formation tout au long de la vie (Erasmus, Leonardo da Vinci, Comenius, Grundtvig), les programmes Jeunesse en action, Erasmus Mundus, Tempus, Alfa et Edulink et le programme de coopération bilatérale avec les pays industrialisés. D'une durée de 7 ans (2014-2020), il est doté d'un budget de 14,7 milliards d'euros.

Généralités. Selon la Commission, le programme Erasmus + aurait permis, en 2014, de financer quelque 18 000 projets pour un montant total de 2 milliards d'euros. Il a notamment permis de financer 650 000 bourses de mobilité pour des étudiants, des stagiaires, des enseignants, des volontaires et d'autres jeunes. Il a également apporté son soutien à 1 700 projets de coopération dans l'éducation, la formation et les secteurs de la jeunesse, en ciblant notamment l'abandon scolaire, le besoin en compétences numériques ou encore la promotion de la tolérance et du dialogue interculturel. Ce bilan doit toutefois être nuancé: au gré des pages, le rapport indique en effet qu'il ne s'agit là que de « résultats préliminaires ». « La plupart des projets Erasmus lancés en 2014 ne sont pas encore finalisés dans la mesure où ils ont une durée moyenne de 18 mois à 2 ans. Il est donc trop tôt pour présenter une évaluation qualitative des impacts des nouveaux programmes, mais les effets sont déjà tangibles ».

Peu d'informations sur les prêts. Le rapport de la Commission note en outre des lenteurs en ce qui concerne les prêts de master et la coopération internationale (tous deux prévus pour 2015). Les garanties de prêts constituent l'une des principales nouveautés du programme Erasmus +: elles doivent permettre à des étudiants de master d'accéder plus facilement à des prêts privés leur permettant d'aller étudier à l'étranger, et ce grâce à des accords négociés avec le Fonds européen d'investissement. Cet outil, qui aurait dû être lancé en 2014 (l'année sur laquelle se focalise le rapport), a été reporté à 2015. Interrogée par EUROPE, la Commission a indiqué qu'à l'heure actuelle cet outil ne fonctionnait qu'en Espagne. « La MicroBank en Espagne est la seule à avoir signé un accord en juin 2015. Le système est donc en place et fonctionne. La Banque Populaire s'apprête à offrir des prêts à partir du printemps 2016. Chacun de ces systèmes fournira jusqu'à 30 millions de prêts au total aux étudiants effectuant la totalité de leur master à l'étranger. En outre, l'Agence hongroise de prêts aux étudiants Diakhitel se prépare à rejoindre ce système à temps pour la prochaine année académique 2016-2017. Des banques de plusieurs pays ont en outre exprimé leur intérêt de fournir des prêts Eramsus + dans le futur », indique un proche du dossier.

Les échanges avant 2014. Dans un rapport distinct, la Commission publie les statistiques relatives à la mobilité des étudiants et du personnel pour la dernière année académique de l'ancien programme Erasmus pour l'enseignement supérieur. Il montre que 272 000 étudiants et 57 000 membres du personnel ont pris part au programme d'échange au cours de l'année scolaire 2013-2014. Cela représente un record par rapport aux autres années du cycle du programme, même si les échanges étudiants ont diminué dans 11 pays (principalement en Estonie, Bulgarie et Hongrie).

Dans un troisième rapport, la Commission insiste une nouvelle fois sur les effets positifs sur l'emploi des programmes d'échange, en particulier pour les étudiants originaires d'Europe du Sud et de l'Est. « Les étudiants d'Europe de l'Est ont 83% moins de chances de se retrouver au chômage de longue durée s'ils ont effectué un échange Erasmus », note le rapport. (Sophie Petitjean)

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