Bruxelles, 26/01/2016 (Agence Europe) - La lutte contre le radicalisme religieux sera au coeur des travaux de la Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE. C'est ce qui ressort des interventions de la ministre néerlandaise de l'Éducation, de la Culture et des Sciences, Jet Bussemaker, et du secrétaire d'État pour la Santé, le Bien-être et le Sport, Martin van Rijn, tous deux invités en commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen, lundi 25 janvier.
« Nous devons avoir le courage, au Conseil, de mener tous les combats, même les plus difficiles. C'est ce que nous ferons », a déclaré la ministre Jet Bussemaker, avant de présenter ses priorités.
En matière d'éducation, la ministre a annoncé trois priorités: (1) le développement des talents, à travers la construction de « liens entre enseignement, marché du travail et société » ; (2) la lutte contre la radicalisation, à travers l'éducation à la citoyenneté, le renforcement du rôle de l'enseignant et des ponts avec les médias (trois éléments de la déclaration de Paris, adoptée au lendemain des attentats de 2014) ; (3) l'intégration des réfugiés dans l'enseignement, grâce au partage des bonnes pratiques au Conseil.
En matière de culture et de médias, la ministre Jet Bussemaker a indiqué que le Conseil attendait impatiemment la révision de la directive sur les services de médias audiovisuels. « Dans la mesure où la Commission ne devrait présenter sa proposition qu'au printemps, nous concentrerons nos travaux sur la révision des droits d'auteur et la stratégie pour un marché unique numérique dans son ensemble », a-t-elle indiqué, ajoutant qu'une conférence sur l'accès transfrontalier aux oeuvres numériques allait être organisée. Autre priorité: le renforcement d'Europeana, la bibliothèque numérique européenne lancée en 2008 par la Commission européenne. « Parmi les défis à relever, citons, entre autres, une implication plus vaste du public, des États membres, des organisations nationales, etc. À plus long terme, il s'agira également de réfléchir à un financement plus durable de cet outil, aujourd'hui soutenu par des subventions nationales et des financements de la Commission européenne », a commenté la ministre. En réponse aux questions des députés, elle a en outre indiqué que la Présidence était d'accord pour porter l'idée d'une année européenne du patrimoine culturel, si la Commission se décidait à répondre positivement à la demande de novembre des députés européens visant à faire de 2018 l'Année du Patrimoine culturel.
Le secrétaire d'État néerlandais pour la Santé, le Bien-être et le Sport, Martin van Rijn, s'est, quant à lui, principalement exprimé sur les propositions de décision du Conseil sur la signature, au nom de l'UE, de la convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la manipulation de compétitions sportives en ce qui concerne les questions non liées et liées à la définition des infractions pénales. Ces propositions sont actuellement bloquées au Conseil par Malte (qui souhaite supprimer la définition de paris illégaux). Le secrétaire d'État a indiqué que la Présidence néerlandaise poursuivrait le travail de la Présidence luxembourgeoise. Elle soumettra également une déclaration politique sur l'intégrité dans le sport et organisera une conférence sur le dopage le 15 juin. (Sophie Petitjean)