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Bulletin Quotidien Europe N° 11436
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Le Copa-COGECA s'inquiète des importations tunisiennes d'huile d'olive

Bruxelles, 23/11/2015 (Agence Europe) - Les nouveaux chiffres concernant la production d'huile d'olive de cette année montrent une bonne récolte, mais de vives préoccupations ont été exprimées, vendredi 20 novembre, par le Copa-Cogeca sur le projet d'augmentation des contingents d'importation en franchise de droits pour l'huile d'olive tunisienne (EUROPE 11433).

André Pinatel, nouvellement élu président du groupe de travail du Copa-Cogeca sur l'huile d'olive, a précisé que la récolte 2015 d'huile d'olive sera en hausse de 30% par rapport à l'année dernière (où il a eu une sécheresse importante). « La qualité est également bonne dans de nombreux pays et les producteurs européens ont réalisé d'importants progrès dans ce domaine. Nous voyons une production croissante d'huile d'olive vierge dans l'Union européenne. Il est d'ailleurs important que les consommateurs soient informés de la bonne qualité du produit et de ses origines », indique M. Pinatel, selon un communiqué.

Il redit les préoccupations des agriculteurs de l'UE sur la proposition de la Commission européenne visant à accorder à la Tunisie un accès additionnel temporaire au marché de l'UE, avec un contingent tarifaire en franchise de droits de 35 000 tonnes d'huile d'olive par an pour une période de deux ans. « Nous avons une offre suffisante d'un produit européen de qualité sur le marché unique et les prix sont en baisse. De plus, cette proposition s'applique à tous les types d'huile d'olive tunisienne. Or la production tunisienne n'est pas soumise aux mêmes règles environnementales et phytosanitaires strictes que les produits européens et sera directement en concurrence avec la production européenne », explique le président du groupe de travail.

Il a rappelé les mesures à prendre pour contribuer à la lutte contre la bactérie Xylella fastidiosa dans les oliveraies. Il faut, selon lui, intensifier la recherche pour l'éradiquer. En outre, les agriculteurs qui doivent mettre en oeuvre les mesures d'éradication « doivent obtenir une compensation pour les pertes de revenu afin de parvenir à traverser cette période difficile », a-t-il conclu. (Lionel Changeur)

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