Bruxelles, 04/11/2015 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et la présidente de la Confédération helvétique, Simonetta Sommaruga, devaient s'entretenir par téléphone, mercredi 4 novembre, au sujet de l'avancée des discussions relatives à la libre circulation dans le contexte de la votation de février 2014 sur la limitation de l'immigration en provenance notamment de l'UE.
Les deux responsables avaient lancé, en début d'année 2015, un processus politique sur ce sujet et les contacts au niveau technique se tiennent depuis à intervalles réguliers. Les positions respectives restent toutefois opposées, l'UE ne voulant pas entendre parler de quotas ni de remise en question de l'accord de libre circulation de 2002, mais le gouvernement suisse devant, tout en souhaitant respecter cet accord bilatéral, trouver une formule qui réponde à la votation du 9 février 2014. La mission suisse auprès de l'UE n'avait pas souhaité commenter le contenu de ces échanges confidentiels. « Il n'y a pas de solution à ce stade », a commenté pour sa part une source européenne en amont de cet entretien. La partie « suisse parle toujours de quotas ; on verra si la position est plus ouverte », a dit cette source.
Le gouvernement suisse doit présenter un projet de loi mettant en oeuvre la votation pour le début de l'année 2016. Pour rappel, le 9 février 2014, les électeurs suisses avaient approuvé par 50,3% des voix l'initiative de l'UDC « Contre l'immigration de masse » qui demandait notamment l'introduction de contingents d'étrangers venant vivre ou travailler sur le territoire suisse d'ici à 2017. (Solenn Paulic)