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Bulletin Quotidien Europe N° 11424
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉdias

L'UE et le Conseil de l'Europe dénoncent les restrictions dans certains pays ayant vocation à adhérer à l'UE

Bruxelles, 04/11/2015 (Agence Europe) - La vice-présidente du Parlement européen, Ulrike Lunacek (Verts/ALE, autrichienne), et le commissaire aux Droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, ont dénoncé, mercredi 4 novembre, les restrictions à la liberté des médias et d'expression dans les pays de l'élargissement, en particulier en Turquie.

« Sans la liberté, le pluralisme et la transparence dans les médias, la démocratie ne fonctionne pas, c'est une démocratie factice. Cela nous inquiète dans les Balkans, en Turquie, mais aussi dans l'UE », a expliqué Mme Lunacek lors de l'ouverture de la conférence Speak up.

La députée européenne a dénoncé les attaques contre la presse en Turquie, avant les élections du 1er novembre. Selon elle, « ce qu'on a vu en Turquie a vraiment compromis ce que l'on appelle des élections justes et libres ». Mme Lunacek a souligné que la violation des droits de l'homme à l'égard des journalistes « dans un pays comme celui-là n'est pas acceptable, on ne peut pas faire fi de cela ». Selon elle, « dialoguer avec le gouvernement turc sans parler des droits de l'homme, ce n'est pas acceptable ».

Pour M. Muiznieks, s'il y a eu des progrès concernant la liberté d'expression en Turquie grâce à la Cour constitutionnelle, les avancées sont remises en question car les tribunaux reviennent à la charge contre les journalistes. Il a mis en avant les arrestations et les licenciements de journalistes, la fermeture d'un certain nombre de médias d'opposition, la censure et la pression des autorités turques sur les médias sociaux. Si un journaliste turc a pointé le président et le Premier ministre turcs, pour le commissaire aux Droits de l'homme, « le problème ce n'est pas deux personnes, c'est beaucoup plus grave ». Il a désigné le système judiciaire. « Avoir une bonne loi, ce n'est pas assez, il faut un système qui protège moins l'État et plus l'individu », a-t-il ajouté.

Il a aussi rappelé que la liberté des médias dans les Balkans était un motif de préoccupation depuis longtemps. « Les enquêtes de police doivent aller jusqu'à identifier les auteurs, les arrêter », a indiqué M. Muiznieks, soulignant les menaces dont sont encore victimes les journalistes.

De son côté, le commissaire aux Négociations d'adhésion, Johannes Hahn, a rappelé que la liberté d'expression était « au coeur même » du processus d'intégration européenne et que cela n'était « pas négociable ». Les rapports de progrès des pays de l'élargissement devraient bientôt être publiés par la Commission européenne. (Camille-Cerise Gessant)

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